Ségolène Royal, lors du conseil national du PS, le 12 mai 2007 © TF1-LCI
Royal : "la discipline a été sans faille à droite"

Hollande pas aussi pressé que Royal
Ségolène Royal et François Hollande ont affiché leur déifférence samedi lors du congrès national du PS, censé tirer un premier bilan de la présidentielle et adopter une plate-forme programmatique pour les législatives. Pourtant, la candidate malheureuse à l'Elysée avait pris soin, en ouvrant ce conseil devant le parlement du parti, qui compte plus de 300 membres, de préciser que la campgane pour les législatives est "conduite par le Premier secrétaire François Hollande"v mais que "j'y prendrai évidemment toute ma place en tant que candidate à l'élection présidentielle".
Estimant qu'il y avait échec commun au sein du PS à la présidentielle 2007, elle a toutefois affirmé que le temps ne devait pas être aux "polémiques" et aux "interprétations de la défaite", "certaines justes, d'autres dérisoires, d'autres inutilement blessantes". En résumé, il faut attendre après les législatives pour en reparler... mais tout de même : "ce qui s'est passé au sein du PS" n'a pas eu lieu à droite car "la droite a été disciplinée", a-t-elle lancé fermement à la presse après avoir quitté le conseil samedi en fin de matinée.
La priorité de Royal : réformer le calendrier interne du PS
D'où sa volonté "pour l'avenir" de "réformer (le) calendrier" socialiste pour la présidentielle, qu'il soit "bien structuré, musclé". Ses propositions pour 2012 : désigner le ou la prochain(e) candidat(e) socialiste à l'Elysée dès "après les législatives" pour ensuite pouvoir élaborer le projet présidentiel "avec celui qui sera chargé de le porter". Par exemple lors du prochain congrès du PS à l'automne 2008, et non pas lors de primaires quelques mois avant l'élection, comme cela avait été son cas, en novembre dernier. Pas non plus au congrès suivant, trois ans plus tard. Car "il faut que le candidat soit désigné beaucoup plus tôt, qu'il ne soit pas épuisé dans des querelles et des conflits internes", a argumenté Ségolène Royal, qui avait elle-même été désignée en novembre dernier, soit bien après l'adoption du projet politique du PS, qui avait eu lieu en juin.
"A droite, la discipline a été sans faille", a-t-elle répété, tandis que "de mon côté, tous les matins, en ouvrant le journal, je me demandais quel était le socialiste qui allait porter une critique sur ce que je disais, y compris sur des fondamentaux très importants comme la valeur travail, qui est une réalité dont j'ai été la première à parler", a-t-elle dit. Ségolène Royal a par ailleurs dit sa "fierté" d'avoir conduit la campagne présidentielle, estimant que les 17 millions de voix obtenues contenaient "des perspectives d'avenir, un élan, une fierté". "Je ne sais pas s'il faut être plus ou moins à gauche, il faut être à gauche, ne faisons pas de débats inutiles sur cette question", a-t-elle conclu, souhaitant "incarner le socialisme du réel".
Pas encore, répond Hollande
Un peu plus tard, François Hollande répondait à la proposition de sa compagne. En finir avec les primaires, pourquoi pas, mais désigner le candidat en congrès, on verra plus tard si c'est la bonne solution. Une désignation anticipée, d'accord, mais pas si tôt. "Le moment n'est pas venu" de savoir qui conduira la rénovation au PS, a-t-il lancé.
Car le moment est aux législatives, a-t-il martelé, de même que Dominique Strauss-Kahn. Hollande a été très ferme sur les candidatures dissidentes : "je ne laisserai pas se défaire ce que avons construit et des comportements individuels mettre en cause le collectif". Il a souhaité qu'on "en termine une fois pour toutes" avec la question du désistement avec le Mouvement démocrate de Bayrou. "Ne nous posons pas la question à nous-mêmes alors que (François) Bayrou ne nous apporte pas de réponse", a-t-il dit.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




