Ségolène Royal sur RTL, le 4 mai 2007 © RTLA deux jours du second tour de la présidentielle et au moment où l'écart se creuse dans les sondages (lire notre article), Ségolène Royal durcit le ton contre Nicolas Sarkozy. Vendredi matin sur RTL, la candidate socialiste a affirmé que la candidature du candidat UMP constitue "un risque". "Cette candidature est dangereuse. C'est pourquoi je demande aux électeurs de bien réfléchir", a-t-elle ajouté. Elle a estimé "avoir la responsabilité de lancer une alerte par rapport au risque de la candidature" de l'ancien ministre de l'Intérieur, "par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays".
"Tout le monde le sait mais personne ne le dit, il y a une sorte de tabou", a-t-elle dit, en affirmant que Nicolas Sarkozy "ne peut pas se rendre dans les quartiers populaires" sans être "encadré par plusieurs centaines de policiers". Selon Ségolène Royal, le candidat de l'UMP est "lié aux puissances médiatiques et financières". Affirmant que certains médias "fonctionnent comme de véritables tracts", elle a notamment mis en cause la chaîne d'information en continu LCI.
"Mielleux, dangereux, menteur"
Sur le débat de mercredi, Ségolène Royal a estimé que Nicolas Sarkozy avait "joué la comédie" durant leur face-à-face, soulignant le "contraste" entre "l'image" qu'il avait donnée alors et "la violence de ses propos dans ses meetings". Elle a fait valoir que durant le débat, elle avait eu en face d'elle "un personnage assez mielleux".
Ségolène Royal a fait valoir que son rival UMP était "dangereux par les idées qu'il profère" et était "un menteur" quand il s'indigne du montant des indemnités de l'ex co-président de EADS Jean-Noël Forgeard "parti avec ce pactole avec l'accord du ministre des Finances". La candidate socialiste a enfin lancé "un appel aux électeurs pour qu'ils ouvrent les yeux", viennent "voter massivement" dimanche et fassent "mentir les sondages" en lui donnant leur voix.
Sortir de l'affrontement systématique
Ségolène Royal a confirmé sa "main tendue vers les centristes, quel que soit le vote intime de François Bayrou". "Je ne suis pas la femme d'un clan", a-t-elle dit, en indiquant "se reconnaître dans certaines valeurs défendues par les électeurs du centre et François Bayrou". Dans le Parisien de vendredi elle affirme que, si elle est élue, elle "s'appuiera sur la majorité la plus large possible" et "tiendra compte du vote des Français et notamment de celui qui s'est exprimé au premier tour" notamment en faveur de François Bayrou. "On ne peut pas faire comme si François Bayrou n'avait pas réuni sur son nom plusieurs millions d'électeurs", ajoute-t-elle.
Pour elle, "il faut sortir de l'affrontement bloc contre bloc". "Une démocratie moderne, c'est aussi cette capacité à sortir de l'affrontement systématique". Comme on lui demande si son Premier ministre sera comme l'assure François Hollande un socialiste, Ségolène Royal répond : "c'est l'hypothèse la plus probable, mais je ne m'interdis rien".
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Ségolène Royal sur RTL, |
(D'après agence)
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