La première photo du gouvernement Fillon, réuni le 18 mai 2007 pour un 1er Conseil des ministres © TF1-LCI
Quelques petites heures après l'annonce officielle du gouvernement Fillon, et alors même que certains ministres n'avaient pas encore eu le temps de prendre officiellement leur fonction, Nicolas Sarkozy a présidé vendredi après-midi le premier Conseil des ministres à l'Elysée.
Le premier à arriver à l'Elysée fut Eric Besson, qui a affirmé que les 4 ministres et secrétaires d'Etat de gauche du gouvernement allaient se voir "régulièrement". Puis les 15 membres du gouvernement et le Premier ministre se sont suivis, posant tout sourire pour la centaine de journalistes présents, avant de s'engouffrer dans le hall de l'Elysée. Et de s'asseoir autour de la grande table ovale : Kouchner et Borloo encadrant Fillon, Darcos à la gauche de Kouchner, etc...
"Le président nous a dit 'au boulot !'", a résumé Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de la pêche. Nicolas Sarkozy a en effet engagé les ministre à se mettre immédiatement au travail, leur rappelant notamment son objectif du plein emploi dans les 5 ans. "Le président veut des résultats, c'est le moins qu'on puisse dire. Il veut que ses ministres travaillent, aient des résultats et que l'évaluation de leur travail soit faite", a rapporté Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique. Autre direction donnée lors de ce 1er Conseil des ministres qualifié par certains ministres d'"émouvant" : Nicolas Sarkozy, qui veut "tenir tous ses engagements" de campagne, a dit qu'il souhaitait mener "toutes les réformes en même temps", selon Christine Albanel, porte-parole du gouvernement, "et non pas l'une derrière l'autre, pourcréer (...) un mouvement général qui sera celui de la transformation de la France".
Hulot et les ONG écologistes à l'Elysée lundi
Une demi-heure avant le Conseil des ministres, après être rentré de Toulouse où il était allé à la rencontre des salariés et des syndicats d'Airbus (lire notre article), Nicolas Sarkozy a reçu la famille d'Ingrid Betancourt (voir la vidéo), la Franco-Colombienne otage des FARC depuis février 2002. Jeudi soir déjà, il a téléphoné au président colombien Alvaro Uribe. Il lui a assuré être "déterminé à obtenir le retour d'Ingrid Betancourt" (lire notre article). Et vendredi soir, Alvaro Uribe a ordonné aux responsables de l'armée de "libérer par les moyens militaires" Ingrid Betancourt.
L'information s'est confirmée : le président a ensuite rejoint vendredi soir son épouse Cécilia au fort de Brégançon, lieu de résidence des présidents français dans le Var, où elle était arrivée la veille. Il est descendu de voiture avant l'entrée du fort et est venu saluer, pendant près de 10 minutes, la centaine de badauds qui l'attendaient et l'ont photographié. Le chef de l'Etat, en blazer bleu et chemise blanche, sans cravate, a ensuite passé à pied la grille d'entrée avant de remonter dans sa voiture qui s'est dirigée vers le fort. Pour lundi, le programme est déjà calé : il doit recevoir le président du parlement européen Hans-Gert Pöttering, Nicolas Hulot et les ONG écologistes, pour préparer le ‘Grenelle de l'Environnement' qu'il avait promis pour septembre lors de sa campagne.
Quant à François Fillon, il se rendra samedi dans la Sarthe, où il sera candidat aux législatives des 10 et 17 juin. Il ira se recueillir sur la tombe de son mentor politique, l'ancien député et ministre Joël Le Theule, mort prématurément en décembre 1980. Mardi, il a convié les parlementaires UMP à Matignon, et mercredi, il se rendra à Marseille à une réunion publique de soutien aux candidats UMP aux législatives dans les Bouches-du-Rhône.
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