François Bayrou, lors du congrès national de l'UDF © TF1/LCI
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| Un extrait du discours de François Bayrou |
Après la présidentielle, la bataille des législatives est lancée pour François Bayrou. Jeudi, lors du conseil national de l'UDF à la Mutualité, le dirigeant centriste a appelé à la "constitution d'une force politique nouvelle, indépendante, ouverte, le Mouvement démocrate" qui présentera des "candidats aux élections législatives avec cette étiquette". Il a ajouté que le Congrès constitutif du Mouvement démocrate, dont l'UDF sera "une force constitutive", se tiendrait "à l'automne". A l'issue d'un vote à main levée, le conseil national de l'UDF, a décidé de lancer le Mouvement démocrate, a annoncé François Bayrou en début d'après-midi.
La résolution proposant le lancement de ce parti a été approuvée "à l'unanimité des présents (plus d'un millier), moins 4 votes contre et 4 abstentions", a déclaré le président de l'UDF, après ce vote qui devait initialement se faire à bulletins secrets. Selon François Bayrou, l'UDF a déjà reçu "22.000 demandes d'adhésion" à ce nouveau parti.
"Il y a des moments où il est nécessaire de changer et d'ouvrir les portes pour que plus de citoyens se reconnaissent dans l'œuvre commune", avait déclaré, plus tôt, François Bayrou devant le millier de personnes réunies à la Mutualité, à Paris. Le président de l'UDF avait notamment salué Azouz Begag, ancien ministre de Dominique de Villepin, et l'écologiste Corinne Lepage, dont le courant Cap 21 devrait rejoindre le Mouvement démocrate, tous deux présents dans la salle.
"Des hommes et des femmes libres"
Cet appel avait été précédé par un long discours en forme d'ode au "rassemblement". "On annonce l'ouverture, un gouvernement pluraliste", a déclaré le président de l'UDF lors du conseil national de l'UDF, sans citer Nicolas Sarkozy. "L'ouverture n'a pas de légitimité si elle n'a pas été annoncée et défendue devant les Français", a-t-il affirmé. Et de poursuivre : "si on a vendu l'affrontement, on ne peut pas faire le rassemblement, le rassemblement n'aura pas de légitimité".
Ce conseil intervient dans un climat de tension politique entre élus centristes et UMP. La veille, vingt-deux députés UDF sortants (les trois quarts du groupe) et un candidat centriste aux législatives avaient affirmé leur volonté "d'inscrire sans hésitation leur démarche dans la majorité présidentielle", "tout en conservant leur autonomie au Parlement, et sans intégrer l'UMP". Sans les condamner ouvertement, François Bayrou a désapprouvé leur choix. "Ce qu'on ne peut pas faire en étant membre de notre famille, c'est d'être lié par une allégeance, par une discipline de vote", a-t-il lancé.
A noter qu'une figure de l'UDF, le député européen Jean-Louis Bourlanges, est venue dire au revoir à une partie de sa famille politique, dont il désapprouve la démarche. "L'heure c'était de rester, de reconstituer une majorité", a-t-il estimé devant un millier de personnes réunies à la Mutualité. "En refusant cela, vous vous enfermez dans la plus sympathique mais la plus tragique des impasses stratégiques ", a ajouté le député, hué par une partie de la salle. "Ne croyez pas que ces gens-là ont changé. Ils font une analyse de la situation qui est différente", a-t-il dit, refusant les "procès d'intention". Pris d'un léger malaise, il a écourté son intervention à la tribune.
Avec agence
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