François Fillon est sur le plateau de TF1, quelques minutes après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy © TF1/LCI| Réactions à l'UMP |
François Fillon, UMP (TF1) : "Le gouvernement incarnera l'ouverture" "C'est Jacques Chirac qui est président de la République jusqu'au 16 mai. (...) Nicolas Sarkozy va se retirer quelque part en France, à la fois pour décompresser un peu et puis surtout pour commencer à préparer l'organisation des équipes". "La composition du gouvernement incarnera l'ouverture. Je souhaite que dans le gouvernement que M. Sarkozy choisira, il y ait des représentants du centre (...) et qu'il y ait un certain nombre d'hommes et de femmes de gauche". Jean-Pierre Raffarin, UMP : "Une belle satisfaction" "Nicolas a présenté un projet d'une grande clarté, avec des engagements puissants, une vraie volonté de changement, de relève. Dès ce soir, il va montrer sa détermination à tenir les engagements qu'il a pris devant les Français. (...) Un mandat réussi, c'est une succession réussie. Cette élection est pour le président de la République (sortant) une belle satisfaction. C'est une relève de génération". Jean-François Copé, UMP (France 3) : "Un moment d'histoire" "Ce vote, c'est la décision d'un peuple qui aspire profondément au changement et cela commande un esprit de changement. (...) Ce résultat, c'est aussi un moment d'Histoire pour notre pays et aussi pour la droite et le centre". Dominique de Villepin, UMP (communiqué) : Une "très nette victoire" "Le Premier ministre Dominique de Villepin se réjouit de cette très nette victoire qui exprime un choix clair des Français en faveur d'un homme, de ses idées et de notre famille politique". Jean-Louis Borloo, UMP (France 2) : "Rassembler pour réformer " " Les Français se sont mobilisés de manière extraordinaire. Les débats ont été conduits dans la clarté et le respect des uns et des autres. Sarkozy veut rassembler pour réformer. Personne n'a pratiqué l'esquive. C'était un débat largement suivi et exceptionnel. C'est un moment grave et important pour Sarkozy. Le peuple lui a donné sa confiance. Je pense à ceux qui ont voté pour Royal. Je sais ce que c'est." |
| Réactions au PS |
François Hollande, PS (TF1) : "Une nouvelle époque pour la gauche" "Nicolas Sarkozy était ministre depuis 5 ans, on ne va pas laisser nous dire qu'il y aura là une rupture. Je veux reconnaître ce qui s'est produit : les Français ont voté. (...) Comment a-t-il gagné ? Il a rassemblé toutes les droites. (...) Une nouvelle époque s'ouvre également pour la gauche. Ségolène Royal a réussi une belle campagne. Elle a été pugnace, convaincante". Dominique Strauss-Kahn, PS (France 2) : " Un combat courageux" "C'est au premier tour que nous avons perdu l'élection présidentielle, jamais la gauche n'a été aussi faible. Pourquoi a-t-elle été aussi faible ? Parce que depuis cinq ans nous ne nous sommes pas renouvelés en nous laissant bercer par les illusions des victoires aux régionales et aux européennes. Je pense à l'immense déception de ceux qui voulaient que l'espoir et le renouveau soient portés par la gauche. Je pense aussi à leur inquiétude, que je partage, sur ce qui peut arriver en France dans les mois ou les années qui viennent, et je pense à Ségolène Royal qui a mené un combat courageux". Laurent Fabius, PS : "Le drapeau de la gauche est à terre" (France 2) "Le drapeau de la gauche est à terre. Nous n'avons pas convaincu suffisamment que notre candidate pouvait être chef de l'Etat. (...) Il est indispensable qu'on ait une gauche qui se rassemble et qui redonne de l'espoir" et "qui n'hésite pas sur sa stratégie" lors des prochaines législatives dont la campagne devra être menée 'collégialement'. (...) Il faut une gauche décomplexée, qui assume ses valeurs". Pierre Moscovici, PS : "Une défaite de tous les socialistes" "J'éprouve une énorme tristesse. Cette défaite est une défaite de tous les socialistes (...). Nous n'en sommes pas à rechercher des responsabilités, nous devons maintenant mobiliser le PS pour les législatives pour que l'UMP n'ait pas tous les pouvoirs. (...) Il faut refuser l'Etat UMP, c'est le premier enjeu. (...) Le deuxième enjeu: il faudra que la gauche se renouvelle, il nous faut repenser une gauche moderne". Jack Lang, PS : "Une majorité de gauche à l'Assemblée" "Qu'un seul parti (l'UMP) détienne la totalité des leviers du pouvoir, ce n'est jamais une bonne chose. La première ouverture, la première respiration démocratique, ce serait qu'il y ait une majorité de gauche à l'Assemblée nationale en juin prochain". Dominique Voynet, Verts : "Ce n'est pas une bonne nouvelle" "L'élection de Nicolas Sarkozy n'est pas une bonne nouvelle, pour les jeunes des banlieues, assignés à résidence dans leurs quartiers, pour les précaires, sommés de 'travailler plus' et de façon générale pour les plus modestes, pointés comme les 'maillons faibles' d'une compétition sans merci. (...)". Bertrand Delanoë, PS (France 2) : "Une leçon de démocratie" "Il s'agit d'une leçon de démocratie. La victoire de Sarkozy est nette et doit être respectée. Nous devons être là pour défendre les Français. Nicolas Sarkozy possède une légitimité démocratique. Il y a des femmes et des hommes tristes. Nous devons être exigeants et à leur coté". |
Réactions à l'UDF |
François Bayrou, UDF : "Equilibrer le pouvoir" "Je ne ménagerai aucun effort pour faire vivre les contre-pouvoirs. (...) Il faut équilibrer le pouvoir. C'est cela l'enjeu des législatives. (...) Nous exercerons le devoir d'alerte." Marielle de Sarnez, UDF : "Travailler ensemble" "Les cinq années qui viennent vont être très difficiles. On a énormément de gros problèmes à relever en France, que ce soit la question de l'emploi, de l'exclusion, du chômage , de la précarité, la question de l'Europe avec laquelle il va falloir enfin renouer. (...) On ne va pas rester cinq ans avec une France coupée en deux, 53 pour Sarkozy, 47 pour le Parti socialiste. Il va falloir avancer, être capables de travailler ensemble". |
Valéry Giscard d'Estaing à Nicolas Sarkoy : " Votre courageuse et brillante campagne"
"Je vous adresse mes chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la République qui couronne votre courageuse et brillante campagne. Je forme des souhaits pour que votre action engage fermement notre pays sur la voie de la modernisation dont il a un urgent besoin après vingt-cinq années de contradictions et d'immobilisme, et le conduise à retrouver la mission fondatrice de la France pour l'Union de l'Europe".
Jean-Marie Le Pen, FN : "Contre une nouvelle catastrophe socialiste"
"La France a voté contre une nouvelle catastrophe socialiste. Vox populi vox Dei : les électeurs ont le président qu'ils méritent (...) Plaise au ciel que le vainqueur de cette joute se souvienne de ses envolées patriotiques et de son programme réformateur dans lequel j'avoue n'avoir guère confiance. C'est pourquoi il est vital que les patriotes et nationaux prennent des garanties en faisant élire dès le premier tour des élections législatives des députés du Front national".
Olivier Besancenot, LCR : "Une gauche pour lui résister"
"Le bilan des deux dernières élections présidentielles, c'est que quand la gauche court après la droite, elle perd. (...) Sur le fond politique, il y a un vrai désaccord entre "la gauche anti-libérale qu'il représente et Ségolène Royal. (...) A chaque fois que la politique de Nicolas Sarkozy s'attaquera aux immigrés (...), à des ouvriers, cherchera à faciliter des licenciements (...) ou à revoir le code du travail, il y aura face à lui une gauche pour résister".