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10 mai 2007 : pour sa dernière cérémonie officielle avant la passation des pouvoirs à son successeur, Jacques Chirac, accompagné d'ailleurs de l'intéressé, préside la journée commémorative de lutte contre l'esclavage, qu'il a lui-même instaurée en 2006.
De Dreyfus aux combattants coloniaux
D'un bout à l'autre de sa présidence, Jacques Chirac, rompant avec ses prédécesseurs, s'est donc livré à un travail de mémoire, exercice nécessaire, à ses yeux, pour cimenter la cohésion nationale. Sa constante principale : le rejet de l'antisémitisme, du racisme et la volonté de réparer les injustices du passé. Outre la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs, il a ainsi également rendu l'hommage de la Nation à Alfred Dreyfus, apaisé la polémique sur la colonisation au nom de la "concorde", salué à Verdun le sacrifice des anciens combattants coloniaux et revalorisé leurs pensions.
Selon son entourage, le chef de l'Etat sortant est particulièrement sensible à "la façon dont la Nation gère ses questions de mémoire". Citant la déportation des juifs et l'esclavage d'un côté, les Justes et la Résistance de l'autre, il estime qu'un pays doit, pour assurer sa cohésion nationale, accepter son Histoire sous toutes ses facettes. Une démarche qui est, selon lui, "tout le contraire de la repentance".
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