Nicolas Sarkozy en meeting au Havre, le 29 mai 2007
Sarkozy dénonce la pensée unique

Sarkozy : "ce que j'ai dit, je le ferai"
La campagne des législatives avait comme un goût de présidentielle mardi soir. D'un côté, les ténors socialistes, Ségolène Royal en tête, tenaient meeting au Zénith de Paris. De l'autre, Nicolas Sarkozy était au Havre pour participer à une "réunion républicaine", selon le vocable utilisé par l'UMP -dont le logo était absent- afin d'éviter le mot meeting. Cette intervention du chef de l'Etat dans le scrutin des 10 et 17 juin avait en effet été vivement critiquée par le PS et le FN.
Après avoir souligné dans l'après-midi que François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing avaient eux aussi, à leur époque, pris part aux législatives (cliquez ici pour la vidéo), le nouveau président s'est ensuite adressé en début de soirée à environ 8 000 personnes, selon les organisateurs. Sans surprise, il a demandé aux électeurs de lui "donner la majorité" dont il a "besoin pour gouverner et pour tenir tous les engagements (...) pris devant le peuple de France". "Il vous reste deux semaines pour choisir. Il vous reste deux semaines pour parachever l'impensable révolution que vous avez accomplie le 22 avril et le 6 mai derniers. Il vous reste deux semaines pour décider ou non de me renouveler votre confiance", a également lancé Nicolas Sarkozy, en affirmant que s'il n'obtenait pas de majorité pour mettre en oeuvre son projet, "alors commence une cohabitation avec son cortège de conflits larvés et de paralysie".
Haro sur la "pensée unique"
Dans son discours, long d'environ 45 minutes, Nicolas Sarkozy a affirmé à plusieurs reprises qu'il mettrait en place toutes ses promesses de la campagne présidentielle. "Ce que j'ai dit, je le ferai. J'accomplirai la rupture que le peuple a souhaitée car l'immobilisme est suicidaire Havre", a-t-il asséné. Il a aussi mis en avant sa stratégie d'"ouverture" et a fait une explication de texte sur la mise en place du gouvernement, notamment les ministères de l'Immigration et de l'Ecologie.
Le chef de l'Etat a aussi délivré une vive charge sur ce qu'il qualifie de "pensée unique". Il a ainsi ironisé sur ses représentants qui "n'ont pas compris la première fois et qui ne comprendront pas la deuxième", en parlant aussi bien de thèmes comme la sécurité ou la justice. "La pensée unique s'oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l'achat de sa résidence principale. Cette déduction, je l'ai promise et je la ferai. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m'y suis engagé, s'appliquera à tous les emprunts en cours", a par exemple annoncé Nicolas Sarkozy, confirmant ainsi la première mesure emblématique de son mandat sur le plan économique (cliquez ici pour lire notre article).
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