1993, record à battre

Par M.C., le 14 juin 2007 à 15h53 , mis à jour le 14 juin 2007 à 18h36

Les sondages annoncent un raz-de-marée en faveur de la majorité présidentielle. Un phénomène électoral qui n'est pas nouveau. Petit retour en arrière.

TF1/LCI : L'Assemblée nationaleL'Assemblée nationale © TF1/LCI

1919 : la Chambre "bleu horizon"

Bloc National : 433 sièges
Gauche : 180 sièges
Total : 613 sièges

Cette année-là, l'expression "Chambre bleu horizon" entre dans la langue française. Avec 433 sièges sur 613, le Bloc national, coalition politique qui rassemble la droite conservatrice et la droite radicale autour de Georges Clémenceau, remporte les élections législatives générales haut-la-main, laissant moins du tiers des sièges à la gauche. Parmi les députés de la majorité : de nombreux anciens "poilus" qui avaient combattu dans les tranchées sous l'uniforme "bleu horizon". Une couleur qui semble avoir inspiré les observateurs politiques de l'époque...


1962 : raz-de-marée gaulliste

Droite et démocrate-chrétien : 323 sièges
Communistes, socialistes et radicaux-socialistes : 146 sièges
Non inscrits : 13 sièges
Total : 482 sièges

"Françaises, Français, vous avez le 28 octobre (1958) scellé la condamnation du régime des partis et marqué votre volonté de voir la République nouvelle poursuivre sa tâche de progrès, de développement et de grandeur. Mais les 18 et 25 novembre, vous allez élire les députés. Ah ! Puissiez-vous faire en sorte que cette deuxième consultation n'aille pas à l'encontre de la première", déclare Charles de Gaulle le 7 novembre 1962. Quelques jours plus tard, les Français lui donnent la majorité qu'il attend. Les élections législatives de 1962 provoquent un raz-de-marée gaulliste à l'Assemblée : l'UNR (Union pour la Nouvelle République) et ses alliés obtiennent 253 sièges sur 482. Le parti gaulliste devient le premier parti de France.


1968 : la riposte de la "majorité silencieuse"

Droite et centre droit : 387 sièges
Communistes et socialistes : 91 sièges
Non inscrits : 9 sièges
Total : 487 sièges

"Elections, piège à cons !", scandent les manifestants en mai 68. Quelques semaines plus tard, les 23 et 30 juin, c'est finalement la "majorité silencieuse" qui triomphe : en remportant 293 sièges sur 487, l'UDR - le parti gaulliste - obtient à lui seul la majorité absolue à l'Assemblée. En comptant les 61 sièges des républicains indépendants, la majorité réunit plus des trois quarts des députés. Du jamais-vu depuis la Chambre "bleu horizon" de 1919. Le retour à l'ordre public : voilà ce que réclament les Français, qui plutôt solidaires des étudiants au début, ont finalement pris peur des désordres et des manifestations à répétition.


1981 : la vague rose

PC et PS : 329 sièges
UDF et UMP : 150 sièges
Non inscrits : 12 sièges
Total : 491 sièges

1981 : Vague rose à l'Assemblée quelques semaines après l'élection de François Mitterrand à l'Elysée. Avec 285 sièges sur 491, le PS dépasse à lui seul de 39 sièges la majorité absolue. Plusieurs explications sont avancées. D'abord, l'état de grâce qui auréole le nouveau président et la dynamique engendrée par sa récente élection. Ensuite, la démobilisation de l'électorat de droite, se traduisant par une progression de l'abstention entre mai et juin (14,15% le 10 mai, 29,1% le 14 juin).


1993 : le triomphe de la droite

PC et PS : 80 sièges
UDF et RPR : 472 sièges
Non inscrits : 25 sièges
Total : 577 sièges

Crise économique, climat social morose, multiplication des "affaires" : les élections de 1993 s'annonçaient mal pour le PS. Au soir du 28 mars, les résultats sont sans appel : RPR et UDF obtiennent 472 députés, soit 81% des sièges. Comme en 1986, François Mitterrand se retrouve confronté à une majorité de droite. Edouard Balladur est nommé Premier ministre dans la foulée.


2002 : large victoire de l'UMP

PC, Verts, PS : 172 sièges
UDF et UMP : 389 sièges
Non inscrits : 13 sièges
Total : 577 sièges (dont 3 sièges vacants)

Quelques semaines après la réélection de Jacques Chirac, les Français retournent aux urnes et accordent une large majorité à l'UMP. La droite obtient 389 sièges à l'Assemblée. Mais le PS, à la différence de 1993, conserve un groupe parlementaire de taille significative. Il pourrait cette année perdre cinquante députés.

Par M.C. le 14 juin 2007 à 15:53
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3 Commentaires

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  • Andre, le 14/06/2007 à 18h50

    En attendant ce record qui n'est pour l'instant que de la propagande, je constate qu'un autre record va bientôt être battu par LCI : celui de nous prendre pour des cons par l'intermédiaire de sois disant économistes qui ne racontent que des énormités. Quand on entend mr arthuis dire que la baisse des charges va permettre d'éviter les délocalisations...Allons y !! mais dites tout de suite qu'il faut aligner les charges sur celles des chinois!! J'avais déja entendu mr thierry breton déclaré que la hausse des produits pétroliers coutait de l'argent a l'état !! puis dire que les délocalisations pouvaient être génératrice d'emploi...alors un peu plus un peu moins...c'est la rupture dans la continuité, du déjà entendu!

  • Pascal, le 14/06/2007 à 17h30

    Normal que l'UMP sorte gagnante du scrutin de dimanche! c'est un vote de confirmation! le président SARKOZY aura les moyens de mettre les réformes en route!

  • Nathalie, le 14/06/2007 à 17h04

    Il faut dire qu'il n'y aurait rien d'étonnant à ce qu'un record soit battu par l'UMP tant les français aiment leur nouveau président tout autant que son gouvernement. Les français ont retrouvé leur fierté et aussi l'envie d'y croire. De plus, le PS, à cause de Mme ROYAL et de M. HOLLANDE, donne une très mauvaise image de lui. Il serait temps que ce parti se reprenne en faisant tout d'abord un grand ménage : ceux qui lui font perdre toute crédibilité, donc toutes les élections, doivent partir car ils travaillent plus pour leur intérêt personnel que pour l'intérêt général, ce qui les opposent complètement à M. SARKOZY et à son gouvernement qui ont une réelle volonté de redresser notre pays.

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