L'Assemblée nationale © TF1/LCI1919 : la Chambre "bleu horizon" |
Bloc National : 433 sièges |
Cette année-là, l'expression "Chambre bleu horizon" entre dans la langue française. Avec 433 sièges sur 613, le Bloc national, coalition politique qui rassemble la droite conservatrice et la droite radicale autour de Georges Clémenceau, remporte les élections législatives générales haut-la-main, laissant moins du tiers des sièges à la gauche. Parmi les députés de la majorité : de nombreux anciens "poilus" qui avaient combattu dans les tranchées sous l'uniforme "bleu horizon". Une couleur qui semble avoir inspiré les observateurs politiques de l'époque... |
1962 : raz-de-marée gaulliste |
Droite et démocrate-chrétien : 323 sièges |
"Françaises, Français, vous avez le 28 octobre (1958) scellé la condamnation du régime des partis et marqué votre volonté de voir la République nouvelle poursuivre sa tâche de progrès, de développement et de grandeur. Mais les 18 et 25 novembre, vous allez élire les députés. Ah ! Puissiez-vous faire en sorte que cette deuxième consultation n'aille pas à l'encontre de la première", déclare Charles de Gaulle le 7 novembre 1962. Quelques jours plus tard, les Français lui donnent la majorité qu'il attend. Les élections législatives de 1962 provoquent un raz-de-marée gaulliste à l'Assemblée : l'UNR (Union pour la Nouvelle République) et ses alliés obtiennent 253 sièges sur 482. Le parti gaulliste devient le premier parti de France. |
1968 : la riposte de la "majorité silencieuse" |
Droite et centre droit : 387 sièges |
"Elections, piège à cons !", scandent les manifestants en mai 68. Quelques semaines plus tard, les 23 et 30 juin, c'est finalement la "majorité silencieuse" qui triomphe : en remportant 293 sièges sur 487, l'UDR - le parti gaulliste - obtient à lui seul la majorité absolue à l'Assemblée. En comptant les 61 sièges des républicains indépendants, la majorité réunit plus des trois quarts des députés. Du jamais-vu depuis la Chambre "bleu horizon" de 1919. Le retour à l'ordre public : voilà ce que réclament les Français, qui plutôt solidaires des étudiants au début, ont finalement pris peur des désordres et des manifestations à répétition. |
1981 : la vague rose |
PC et PS : 329 sièges |
1981 : Vague rose à l'Assemblée quelques semaines après l'élection de François Mitterrand à l'Elysée. Avec 285 sièges sur 491, le PS dépasse à lui seul de 39 sièges la majorité absolue. Plusieurs explications sont avancées. D'abord, l'état de grâce qui auréole le nouveau président et la dynamique engendrée par sa récente élection. Ensuite, la démobilisation de l'électorat de droite, se traduisant par une progression de l'abstention entre mai et juin (14,15% le 10 mai, 29,1% le 14 juin). |
1993 : le triomphe de la droite |
PC et PS : 80 sièges |
Crise économique, climat social morose, multiplication des "affaires" : les élections de 1993 s'annonçaient mal pour le PS. Au soir du 28 mars, les résultats sont sans appel : RPR et UDF obtiennent 472 députés, soit 81% des sièges. Comme en 1986, François Mitterrand se retrouve confronté à une majorité de droite. Edouard Balladur est nommé Premier ministre dans la foulée. |
2002 : large victoire de l'UMP |
PC, Verts, PS : 172 sièges |
Quelques semaines après la réélection de Jacques Chirac, les Français retournent aux urnes et accordent une large majorité à l'UMP. La droite obtient 389 sièges à l'Assemblée. Mais le PS, à la différence de 1993, conserve un groupe parlementaire de taille significative. Il pourrait cette année perdre cinquante députés. |
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