Bernard Accoyer © TF1/LCIBernard Accoyer, président du groupe UMP sortant, a remporté mercredi la "primaire" de son parti pour la présidence de l'Assemblée nationale. Compte tenu du poids de la majorité au Palais Bourbon, le député de Haute-Savoie sera nécessairement élu le 26 juin prochain en séance publique. Egalement candidat : Patrick Ollier, président de l'Assemblée nationale depuis février à la faveur du départ de Jean-Louis Debré à la présidence du Conseil constitutionnel. Battu avec 99 voix contre 195 pour Bernard Accoyer, il devra laisser sa place.
Depuis son élection au perchoir, il y a trois mois, Patrick Ollier avait pourtant jeté toutes ses forces pour être reconduit, multipliant les déplacements et les réunions de soutien aux candidats UMP aux législatives. Réélu député dès le 10 juin, il avait mis en avant son expérience de l'Assemblée, "plus de 30 ans", débutée au côté de Jacques Chaban Delmas. Mais ses efforts n'auront pas suffi. Egalement réélu dès le premier tour des législatives, Bernard Accoyer avait pour lui d'avoir "tenu" le groupe pendant quatre ans, après avoir succédé à Jacques Barrot. Et cela dans des conditions difficiles, compte tenu de la bataille âpre entre sarkozystes et chiraco-villepinistes. Mais surtout, Bernard Accoyer bénéficiait du soutien de Nicolas Sarkozy, même si celui-ci ne l'avait pas exprimé publiquement, selon des sources parlementaires concordantes. En outre, François Fillon lui avait marqué sa préférence, saluant la semaine dernière son "travail exemplaire" à la tête du groupe.
Copé, élu patron du groupe
Sans surprise, Jean-François Copé a été élu président du groupe UMP à l'Assemblée. L'ancien ministre du Budget, qui se prévalait du soutien du chef de l'Etat et du Premier ministre François Fillon, affrontait Alain Joyandet, député de la Haute-Saône. Ce dernier a recueilli 44 voix, contre 256 pour Jean-François Copé. Nommé mardi secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer, son plus sérieux rival, Christian Estrosi, avait quitté la course.
"Une des premières initiatives que je prendrai sera de constituer un premier groupe de travail pour réfléchir à ce que doit être le mandat de député pour 2007-2012, par exemple renforcer le pouvoir de contrôle des députés français sur l'efficacité gouvernementale, comme cela se fait dans toutes les démocraties", a affirmé Jean-François Copé, à l'issue de sa victoire. Le député de Seine-et-Marne a également souhaité "réfléchir à ce que pourrait être le statut de l'opposition et en même temps un statut de la majorité dans sa relation avec le gouvernement".
Les autres chefs de groupe à l'Assemblée |
Le groupe PS élira son président lundi 25 juin. Mercredi, Jean Glavany, député des Hautes-Pyrénées, s'est déclaré intéressé par la fonction, précisant qu'il prendrait sa décision d'être ou non candidat "dans les 48 heures". L'ancien ministre de l'Agriculture se met ainsi sur les rangs, deux jours après Jean-Marc Ayrault. Le député-maire de Nantes, qui avait affirmé en 2006 qu'il ne se représenterait pas, a finalement changé d'avis. |
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