Bernard Accoyer, lors de son 1er discours comme président de l'Assemblée nationale © TF1/LCIBernard Accoyer, 61 ans, a été élu mardi après-midi président de l'Assemblée nationale pour cinq ans. Au premier tour de scrutin, le député UMP a obtenu 314 voix contre 216 à Marylise Lebranchu, candidate du groupe socialiste, et une voix "autre", soit la majorité absolue des suffrages exprimés.
Les députés UMP (à l'exception de ceux nommés ministres qui n'ont pas le droit de vote et de leurs suppléants qui ne siègent pas encore) ont voté pour Bernard Accoyer. Les 21 députés du Nouveau Centre, qui n'avait pas présenté de candidats, ont également apporté leurs voix au représentant de la majorité présidentielle, qui dirigeait le groupe UMP depuis mai 2004 dans l'Assemblée sortante.
"Véritable statut de l'opposition"
Lors de son discours, long de quinze minutes environ, Bernard Accoyer a appelé à une "modernisation" du travail parlementaire, invitant les députés à "l'écoute" et au "respect mutuel" pour "bâtir ensemble une démocratie moderne et apaisée". Il a notamment annoncé la mise en place de réformes "importantes" afin de "donner à notre assemblée un plus grand rôle dans le fonctionnement de l'Etat, une meilleure capacité de contrôle et d'évaluation, davantage de transparence et d'efficacité, pour une démocratie irréprochable".
Le nouveau président a également plaidé en faveur d'un "véritable statut de l'opposition" et affirmé que sa "méthode de travail sera le dialogue et la concertation afin de rechercher le consensus le plus large". "Au XXIe siècle, en France, pays que nous voulons tous exemplaire pour la démocratie, pouvons-nous impunément continuer les batailles interminables, stériles et coûteuses de milliers d'amendements, conduisant à des blocages ou à des décisions autoritaires? Je ne le crois pas", a fait valoir Bernard Accoyer, qui souhaite "bâtir ensemble une démocratie moderne et apaisée, où majorité et opposition dépassent leurs divergences et leurs affrontements au profit de solutions de compromis".
Pour que le chef de l'Etat intervienne à l'Assemblée
Par ailleurs, Bernard Accoyer s'est dit favorable à ce que le chef de l'Etat puisse intervenir à l'Assemblée et s'exprimer devant les députés. Dans une interview publiée par le Figaro mercredi, le nouveau président de l'Assemblée nationale a estimé que "la règle empêchant le président de la République d'intervenir devant la représentation nationale date du XIXe siècle. Je pense qu'elle n'a plus lieu d'être aujourd'hui. Dans toutes les grandes démocraties, le chef de l'État ou le chef du pouvoir exécutif interviennent personnellement devant le Parlement".
Au tour des présidents de commissions mercredi |
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