François Bayrou en meeting à Paris le 5 juin 2007 © TF1-LCIFrançois Bayrou laisse la porte ouverte à des alliances avec le PS. Interrogé sur des accords éventuels de désistement entre les deux tours, en particulier avec les candidats socialistes, le président du MoDem s'est montré très ambigu. "Au soir du premier tour, nous regarderons les conditions du pluralisme", a-t-il affirmé sur France Info. Récusant toute "manœuvre d'appareil", il s'est engagé à "dire de la manière la plus claire aux citoyens quelles sont les conditions pour que le pluralisme soit assuré" à l'Assemblée nationale. Et les Français semblent d'ailleurs lui donner raison. Selon une enquête OpinionWay pour LCI et le Figaro, 56% des sondés estiment qu'il a raison de ne pas écarter la possibilité d'accords avec les socialistes.
En déplacement en Ille-et-Vilaine, François Bayrou a de nouveau insisté sur le caractère "injuste" du mode de scrutin des législatives, soulignant que "le parti majoritaire va peut-être avoir 80% des sièges". "Quand vous avez une Assemblée dominée par un seul parti, il n'y aura pas de débat", a-t-il déclaré devant la presse à Bruz, où il était venu soutenir les candidats MoDem en Ille-et-Vilaine. "L'UMP, à elle seule, pourra changer la Constitution!", a-t-il lancé, sans trop d'illusions sur les résultats d'une élection selon lui "très difficile". François Bayrou qui avait obtenu 18,57% des suffrages au premier tour de la présidentielle pourrait ne pas obtenir de député à l'Assemblée. Selon les sondages, le MoDem obtiendrait au maximum six députés.
Avec agence
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