Bipartisme, abstention...le premier tour décortiqué

le 11 juin 2007 à 06h16 , mis à jour le 11 juin 2007 à 06h22

Au lendemain du 1er tour des législatives, les raisons de la forte abstention, le bipartisme et la nécessaire refondation du PS suscitent les commentaires des éditorialistes.

TF1/LCI : Un électeur mettant son bulletin dans l'urneLa participation, un "enjeu majeur" pour Moscovici. © TF1/LCI

A l'issue du premier tour des élections législatives, les raisons de la forte abstention, le bipartisme et la nécessaire refondation du PS suscitent les commentaires des éditorialistes de la presse française lundi. Nicolas Beytout dans Le Figaro affirme que la "lassitude" est "à chercher du côté des électeurs de gauche" et le "découragement (...) du côté des électeurs des petits partis, ceux du centre et des extrêmes", estimant que ceux-ci "ont dû réaliser à quel point, dans une France bipolarisée, jouer sur les marges est devenu vain".

Dans Libération, Laurent Joffrin constate comme plusieurs de ses confrères que "la vague bleue, cette fois, n'est pas accompagnée d'une victoire civique". "Les uns étaient sûrs de leur fait et les autres résignés: tous sont restés chez eux." ajoute-t-il en espérant que "la gauche donne quelque peu l'envie d'en découdre". A la Une de La Croix, Dominique Gerbaud avance que "le désintérêt des électeurs (...) va vite poser la question de la pertinence même de législatives organisées dans la foulée d'une présidentielle avec ce mode de scrutin majoritaire à deux tours".

"le MoDem laminé"

Pour certains, comme Pierre Laurent dans L'Humanité, du bipartisme au parti unique, il n'y aurait qu'un pas "si les électeurs ne se mobilisent pas davantage au second tour pour empêcher cela", s'inquiète-il dans les colonnes du quotidien communiste. Soulignant que "la France se dirige donc à grand pas vers un bipartisme comme on n'en a encore jamais connu", Jean-Yves Boulic dans Ouest-France remarque que " 'bande des quatre' " (RPR-UDF-PS-PC), que fustigeait, naguère, Jean-Marie Le Pen, appartient bien au siècle dernier. Il n'est pas sûr qu'il faille s'en réjouir".

Evoquant la multiplication des candidatures pour des motifs liés au financement des partis, Jean Levallois dans La Presse de la Manche prévient que ces pratiques ont amené à "un regroupement vers les deux blocs UMP et Parti socialiste, et un éparpillement désastreux pour les autres formations." Nombreux sont les éditorialistes, tel Pierre Taribo de l'Est Républicain, à souligner "un échec cinglant qui condamne le PS et plus largement la gauche, à se réinventer."

La situation générale est résumée par Gilles Dauxerre dans La Provence sur la même ligne que d'autres éditorialistes, il avance que côté PS "l'honneur est sauf". Pour ce qui est des autres, il voit "le MoDem de François Bayrou (...) laminé par le scrutin majoritaire", estime que "le Parti communiste va limiter la casse mais perdre son groupe parlementaire" et que "les Verts sauveront peut-être deux ou trois sièges", alors que Le Front national qui perd encore des suffrages n'aura, comme avant, aucun élu". Et de prédire que "l'Assemblée qui sortira des urnes dimanche prochain sera la traduction de cette bipolarisation du paysage politique français".

(D'après agence)

le 11 juin 2007 à 06:16
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5 Commentaires

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  • Magiera, le 11/06/2007 à 15h09

    Meme dans les pays de l'est, le communisme est repoussé.Comment, dans notre France, peut-on encore voter pour ce parti ringard et dépassé?

  • Arnaud, le 11/06/2007 à 11h39

    La France rejoinds enfin le rang des grandes démocraties stables, avec 2 pôles au parlement et non plus une cacophonie de partis absurdes. Quant à la sous-représentation de la gauche, elle en est la seule responsable. Quand elle sera réorganisée (et 5 ans ne seront pas de trop), la France pourra envisager l'alternance, ce qui est sain en démocratie.

  • Helene, le 11/06/2007 à 10h28

    Comment un parti communiste peut-il exister dans notre pays .Quand j'ecoute M BUFFET elle fait parti d'un autre siecle(150 ans de retard)leur nombre diminue a chaque election.Pourqoi les ecologistes ne les protegent pas, ils sont en voit de disparition.MARCHAIS doit se retouner dans sa tombe

  • Michel, le 11/06/2007 à 09h49

    Les Français n'ont pas bien compris le rôle d'un député. C'est regrettable, car c'est de l'Assemblée qu'un gouvernement se forme. Sinon c'est la cohabitation.

  • Otto, le 11/06/2007 à 09h25

    Mr Joffrin, si le ps était à la place de l'UMP, serait-ce une victoire civique ?

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