La participation, un "enjeu majeur" pour Moscovici. © TF1/LCIA l'issue du premier tour des élections législatives, les raisons de la forte abstention, le bipartisme et la nécessaire refondation du PS suscitent les commentaires des éditorialistes de la presse française lundi. Nicolas Beytout dans Le Figaro affirme que la "lassitude" est "à chercher du côté des électeurs de gauche" et le "découragement (...) du côté des électeurs des petits partis, ceux du centre et des extrêmes", estimant que ceux-ci "ont dû réaliser à quel point, dans une France bipolarisée, jouer sur les marges est devenu vain".
Dans Libération, Laurent Joffrin constate comme plusieurs de ses confrères que "la vague bleue, cette fois, n'est pas accompagnée d'une victoire civique". "Les uns étaient sûrs de leur fait et les autres résignés: tous sont restés chez eux." ajoute-t-il en espérant que "la gauche donne quelque peu l'envie d'en découdre". A la Une de La Croix, Dominique Gerbaud avance que "le désintérêt des électeurs (...) va vite poser la question de la pertinence même de législatives organisées dans la foulée d'une présidentielle avec ce mode de scrutin majoritaire à deux tours".
"le MoDem laminé"
Pour certains, comme Pierre Laurent dans L'Humanité, du bipartisme au parti unique, il n'y aurait qu'un pas "si les électeurs ne se mobilisent pas davantage au second tour pour empêcher cela", s'inquiète-il dans les colonnes du quotidien communiste. Soulignant que "la France se dirige donc à grand pas vers un bipartisme comme on n'en a encore jamais connu", Jean-Yves Boulic dans Ouest-France remarque que " 'bande des quatre' " (RPR-UDF-PS-PC), que fustigeait, naguère, Jean-Marie Le Pen, appartient bien au siècle dernier. Il n'est pas sûr qu'il faille s'en réjouir".
Evoquant la multiplication des candidatures pour des motifs liés au financement des partis, Jean Levallois dans La Presse de la Manche prévient que ces pratiques ont amené à "un regroupement vers les deux blocs UMP et Parti socialiste, et un éparpillement désastreux pour les autres formations." Nombreux sont les éditorialistes, tel Pierre Taribo de l'Est Républicain, à souligner "un échec cinglant qui condamne le PS et plus largement la gauche, à se réinventer."
La situation générale est résumée par Gilles Dauxerre dans La Provence sur la même ligne que d'autres éditorialistes, il avance que côté PS "l'honneur est sauf". Pour ce qui est des autres, il voit "le MoDem de François Bayrou (...) laminé par le scrutin majoritaire", estime que "le Parti communiste va limiter la casse mais perdre son groupe parlementaire" et que "les Verts sauveront peut-être deux ou trois sièges", alors que Le Front national qui perd encore des suffrages n'aura, comme avant, aucun élu". Et de prédire que "l'Assemblée qui sortira des urnes dimanche prochain sera la traduction de cette bipolarisation du paysage politique français".
(D'après agence)
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