La charge de Fabius contre Royal

le 27 juin 2007 à 16h37 , mis à jour le 27 juin 2007 à 17h54

L'ex-Premier ministre estime dans Le Monde que Nicolas Sarkozy "a été jugé plus capable de présider le pays que Ségolène Royal". Il juge par ailleurs que les critiques de Royal à l'égard de propositions qu'elle avait défendues durant la campagne posent la question de la "sincérité en politique".

TF1/LCI Laurent Fabius analyse les raisons de la défaite de Ségolène Royal dans Le Monde du jeudi 28 juinLaurent Fabius analyse les raisons de la défaite de Ségolène Royal dans Le Monde du jeudi 28 juin © Le Monde

La dissection de la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle se poursuit. Dans un entretien au Monde en forme de règlement de comptes, Laurent Fabius attribue l'échec de la gauche au manque de stature présidentielle de l'ex-candidate PS. Selon lui, "Nicolas Sarkozy a été élu en définitive sur un critère décisif : il a été jugé plus capable de présider le pays que Ségolène Royal". Sans aller jusqu'à dire que l'élection était "imperdable" ainsi que l'ont affirmé certains ténors du PS, il déclare néanmoins que "la victoire était possible". "Nous avions de solides atouts. Quand notre candidate a été désignée par les militants, elle remportait jusqu'à 55% des suffrages dans les sondages et ceux-ci ont d'ailleurs pesé lourd dans sa désignation", souligne le concurrent malheureux de Ségolène Royal lors de la primaire du PS. "Il est malheureux qu'à l'issue de la campagne, le score soit tombé à 47%", ajoute-t-il.

Selon lui, si le vote utile a fonctionné, "un triple déficit est apparu : présidentialité, crédibilité, collégialité". "On ne gagne pas une élection présidentielle en demandant à chacun ce qu'il ou elle veut, mais en proposant une vision, un dessein (...) tout en convainquant qu'on est soi-même capable de les conduire", accuse l'ex-Premier ministre. Rejetant les accusations selon lesquelles Ségolène Royal n'a pas été épaulée par les ténors du PS, il estime à l'inverse que la candidate a "choisi de tenir à l'écart les principaux responsables socialistes". "Pour ma part, j'étais totalement disponible et je le lui ai dit", lance-t-il.

Quant à la critique de Ségolène Royal sur la proposition du SMIC à 1 500 euros qu'elle avait défendue pendant la campagne, Laurent Fabius souligne que cela pose la question de "la sincérité en politique", de nature "quasi éthique". Le député de Seine-maritime se dit par ailleurs "préoccupé par l'atmosphère délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes". "Pour ma part", précise-t-il, "je continuerai à me tenir à l'écart des déclarations quotidiennes contradictoires, je serai un sage actif". "J'ai la chance d'être en forme, de posséder une assez forte expérience, de me trouver à l'écoute de la population, comme l'a montré notamment la campagne législative. Je veux faire profiter de tout cela, en jouant collectif", conclut-il

le 27 juin 2007 à 16:37
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

93 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Pierx65, le 29/06/2007 à 14h21

    Je vois que les partisans de Sarko n'ont pas le triomphe modeste. Il est vrai qu'ils sont à l'image de leur idole. Quant aux partisans des éléphants, il vaudrait mieux qu'ils se taisent car cela fait trente ans qu'ils tiennent les rênes du Parti et cela fait trente ans que le PS décline. Si Ségolene ne remets pas de l'ordre dans tres peu de temps le PS descendra au niveau du PC

  • Patrice, le 29/06/2007 à 13h59

    Cher Pascal c'est la raison pour laquelle les francais on fais leur choix rapel toi toujours trop de social tue le social et on le voi aujourd'huit les dégat que cela a peut faire

  • ARTAUD, le 29/06/2007 à 12h11

    Depuis des années et des années de déchirements, de grands vizirs qui veulent devenir kalife à la place du kalife, nous atteignons les sommets puisque PS semble vouloir dire aujourd'hui PAGAILLE SEGOLENISTE. Ouf, on a eu chaud!

  • PATRICK, le 29/06/2007 à 12h10

    Ce qui m'inquiéte le plus c'est d'apprendre que les socialistes font toujours confiance à marie-ségolène Royal alors qu'elle vient de confirmer qu'elle était contre le smic à 1500? et contre l'élargissement des 35 hrs. Comment peuvent-ils soutenir encore une candidate prête à tout pour obtenir la Présidence et comment eux, les socialistes, peuvent-ils se regarder dans une glace?

  • Saval jean, le 29/06/2007 à 11h30

    Envoyer tuos ces vieux qui se considerent comme des éléphants au PS regarder ce qu'il reste du PC en 1945 avec Degaulle qui à fait repartir le pays les jeunes j'ai 70 ans moi je me retire maios si les jeunes écoutés un peu ça irez mieux

  • Renoir, le 29/06/2007 à 11h01

    Et vlan! après s'etre faite entarter par un non militant, voilà Fafa qui lui en r'met une deuxième. Quel régal! Le problème est qu'elle à l'air d'aimer çà. Je rigole de bon coeur.

  • Pascal, le 29/06/2007 à 10h29

    Détrompe toi Charles, REMIREMONT le peuple se souléveras et ne laisseras pas tes potes de droite tout foutre les acquis sociaux en l'air Attention

  • Lamoureux, le 29/06/2007 à 10h19

    Arretez de nous distraire!quand on plombe les ailes de l'oiseau qui doit nous porter ds le ciel,il ne faut pas venir se plaindre de douleur;un crash ca fait tjs tres mal surtout qd on oeuvre pour cela;au combat la moindre des choses est de rester groupé;rangs serrés face a l'adversaire;au fond le choix du meneur de troupe reste secondaire.S'eterniser la dessus fait le jeu de l'ennemi;1seule exigeance pour celui-ci etre ss pitie dedans et + encore dehors;sego la prochaine fais comme sarkosy tire sur le premier qui bouge;le respect ca s'impose;

  • Marie Madeleine, le 29/06/2007 à 08h34

    Jamais Ségolène n'aurait dû être candidate , elle a lancé elle même la machine à perdre comme elle avait dit après la possible candidature de Jospin . La caricature qu'en fait Canteloup est la triste réalité ;elle n'était pas crédible et n'avait absolument pas la stature d'une président . Mais où le trouver ???

  • Hervé, le 29/06/2007 à 00h15

    Monsieur Fabius, vous suggérez aux socialistes de "se poser trois questions" : celles des valeurs, des propositions, de l'organisation. Etonnant de votre part. Quelles étaient vos valeurs lors de cette douloureuse affaire du sang contaminé? Quelles sont encore vos valeurs, aujourd'hui, en profitant encore des prérogatives (financières et matérielles) d'ancien premier ministre tout en mettant en exergue la dette faramineuse de la France? Quelles sont vos propositions eu égard il y a "énormément, énormément à changer"? Et l'organisation, laissez-moi rire! Vous quittez le bureau national du PS, cf. vos valeurs, mais vous entendez rester "très actif" au sein du PS. Arrêtons une fois de plus cette clownerie! Il faut "renouveler" vous expliquez... Heureusement que vous partez, le renouvellement pourra se faire. Quant au jugement de l'échec de Madame Royal, laissez moi rire encore. L'ensemble du bureau national du PS du moment a provoqué sciemment cet échec. Quant aux tensions qui secouent le PS, vous entendez continuer "à vous tenir à l'écart des déclarations quotidiennes contradictoires des uns et des autres. Vous serez un sage actif". Mais vous êtes la contradiction même! Et le "sage actif", une clownerie de plus! Un sage a des valeurs que vous n'avez jamais possédées. Quittez ce monde politique qui n'a plus besoin de vous.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience