Bertrand Delanoë © LCILa question de l'après-Hollande réveille les ambitions des ténors du PS. Invité de i-télé, le maire de Paris n'a pas exclu vendredi de "postuler à des responsabilités" au PS et de déposer une motion au congrès "si c'est utile". "Je participerai au débat d'idées (...). Je suis pour l'élaboration collective et on verra comment nos idées doivent être portées", a-t-il ajouté. Il a par ailleurs assuré ne pas avoir de "préoccupation personnelle de pouvoir". "Si je dois être en responsabilité, postuler à des responsabilités, je le ferai, mais je ne le ferai que si c'est utile", a-t-il déclaré. Il a indiqué qu'il s'assumait "comme un réformiste, comme un progressiste, comme un gestionnaire" et déploré que "le PS n'ait pas assez tranché". Selon lui, "il faut définir des priorités en fonction d'une vision, d'une future gestion".
De son côté, Ségolène Royal explique ses ambitions. L'ex-candidate socialiste a déclaré sur France Inter qu'il y avait "beaucoup de choses, à repenser, à restructurer, à réinstaller" au PS pour créer "une opposition neuve", précisant qu'elle avait "bien l'intention d'y contribuer". Elle a ajouté que face "à chaque projet de droite, il faudra un contre projet pour préparer l'alternance future". Réaffirmant qu'elle "s'adaptait au calendrier" du PS, qui prévoit un congrès en novembre 2008, Ségolène Royal a indiqué être "candidate d'abord à un travail qui va permettre aux militants de se prononcer sur un projet politique". La question du poste de premier secrétaire du parti, "cela se fait dans un second temps", a-t-elle estimé.
"Les batailles d'appareil, j'ai donné"
A un auditeur qui plaidait pour l'organisation d'un congrès dès juillet 2008, Ségolène Royal a indiqué ne pas être "contre le fait d'aller assez vite". "S'il y a un accord majoritaire global pour que les discussions s'engagent vite et que le choix de la ligne politique se passe assez rapidement, j'y serai favorable", a-t-elle expliqué. Toutefois, a-t-elle observé, "un certain nombre de socialistes" mettent en garde contre "le risque d'un débat assez vif avant les élections municipales" de mars 2008. Ségolène Royal a assuré être dans "la logique du rassemblement". "Je n'entrerai pas dans des batailles d'appareil, des conflits de personne. Cela, j'ai donné", a-t-elle affirmé. Jeudi, Ségolène Royal avait indiqué qu'elle présenterait pour la première fois sa "propre motion" au Congrès du PS prévu en 2008, et qu'elle aurait brigué la succession de François Hollande à la tête du parti si ce dernier avait démissionné dans la foulée de la présidentielle.
Avec agence
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