Nicolas Sarkozy, devant les parlementaires UMP à l'Elysée, le 20 juin 2007 © TF1-LCI- Présidence
- "Je prendrai mes responsabilités". "Je ferme la porte au reniement". "Je ne renierai pas mes engagements et je ne laisserai personne les renier" (lire notre analyse).
- Fillon : "Je veux dire à François Fillon ma confiance, mon amitié et ma fierté de la façon dont il a su conduire la composition de ses deux gouvernements successifs".
- Gouvernement : "On ne fait pas des grandes réformes avec une petite équipe (...) Je me suis exonéré de toutes mes amitiés, de toutes mes attaches partisanes (...) Si j'ai été chercher des personnalités si différentes pour le gouvernement de la France, qui est un gouvernement de rupture, c'est parce que je ne supportais plus cette idée que la France à la base soit diverse et que la France au sommet ne porte pas cette diversité".
- Argent
- Smic : "Il n'y aura pas de coup de pouce au Smic" mais "dès la rentrée, une commission de sages indépendants sera créée pour donner son avis publiquement sur la revalorisation du Smic". Cette commission "permettra un peu de rationalité économique dans la décision, un peu moins de démagogie, un peu plus d'efficacité."
- Pouvoir d'achat : "Il y a en France un problème de pouvoir d'achat. Les prix sont trop hauts et les salaires sont trop bas".
- TVA sociale : "Si elle contribue à freiner les délocalisations, si elle est bonne pour l'emploi, si elle est bonne pour la croissance, si elle ne pénalise pas le pouvoir d'achat, alors nous ferons la TVA sociale". "Nous ferons une expérimentation. Si cette expérimentation est réussie, nous ferons une généralisation. Si ce n'est pas important, pas utile, nous ne le ferons pas".
- Fiscalité : Il y aura une "réforme globale" et un "nettoyage des niches fiscales" : "une remise à plat de tous les grands prélèvements, cotisations sociales, taxe professionnelle, taxe sur les salaires, TVA, impôt sur le revenu et CSG". "Toute la fiscalité française sera revue pour encourager le travail, la production et l'investissement". Il a "souhaité également que la TVA sur les produits écologiques soit systématiquement abaissée au taux réduit" (5,5%), précisant que la France "se battrait au conseil européen pour obtenir l'accord de (ses) partenaires". - Retraites : "Je souhaite que disparaissent au plus vite les préretraites".
- Santé
- Je ferai du cancer, d'Alzheimer et des soins palliatifs un chantier présidentiel" (lire notre article complet).
- Sécurité sociale / Franchise médicale : "Pour financer les dépenses nouvelles" de santé, "naturellement qu'un effort supplémentaire sera nécessaire". "Je mettrai sur la table ce dont j'ai parlé pendant la campagne présidentielle : la question de la franchise" médicale sur les remboursements de soins, en étant "ouvert sur toutes les modalités".
- Argent public / Etat
- Déficits publics : "La France a des engagements européens, elle les tiendra". "Je veux fixer pour objectif sur 5 ans d'atteindre l'équilibre budgétaire et de ramener le poids de la dette à 60% du produit intérieur brut".
- Budget : Le ministre des Comptes présentera au Parlement "le budget de tous les ministères", et ce "dès la discussion de la loi de finances de 2009, pour qu'on sorte de cette situation insensée où on fait tous campagne pour la réduction des dépenses et où un grand ministre est un ministre qui obtient l'augmentation de son budget".
- Moralisation de la vie économique : "Je vous demanderai, après que le gouvernement l'ait écrite, de voter très vite une loi de moralisation de la vie économique".
- Réforme de l'Etat : on "ne pourra plus la différer" : "nous la ferons en profondeur et nous la ferons jusqu'au bout". - Création d'une commission de la déréglementation : Parmi les obstacles à la croissance, il "y a l'amoncellement des réglementations". Donc "le Premier ministre créera une commission" chargée de "recenser tous les obstacles à l'expansion", pour lutter contre "l'amoncellement des réglementations". Elle aura "trois mois, pas un jour de plus pour remplir sa mission".
- Divers
- Développement durable : il "ne doit pas être seulement une politique de protection et de précaution" mais "une politique de production".
- Innovation : l'Agence pour l'Innovation Industrielle (AII) devrait consacrer "un milliard" d'euros, soit la moitié de son budget, aux "entreprises moyennes". "L'aide à l'innovation ne peut pas être qu'en direction des très grandes entreprises".
- Universités : celles qui choisiront l'autonomie budgétaire et de gestion des ressources humaines "recevront des moyens supplémentaires".
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