C'est la rentrée pour les députés

Par F.A., le 26 juin 2007 à 06h45 , mis à jour le 26 juin 2007 à 18h42

Les 577 élus des 10 et 17 juin se retrouvent pour élire formellement leur nouveau président, Bernard Accoyer. Les travaux débuteront réellement la semaine prochaine après le discours de politique générale de François Fillon.

Assemblée Hémicycle de l'Assemblée nationale

Comme les élèves le font avec leur délégué de classe, les députés, pour leur rentrée, commencent par élire le premier d'entre eux. La première action de la XIIIe législature de la Ve République, qui s'ouvre officiellement aujourd'hui, consistera donc à désigner le président de l'Assemblée nationale. Les 577 députés seront assis par ordre alphabétique, sous la présidence du doyen d'âge, Loïc Bouvard, 78 ans. L'UMP détenant la majorité absolue, le scrutin, sera une simple formalité : Bernard Accoyer, qui a remporté la primaire au sein du groupe la semaine dernière face à Patrick Ollier, succèdera donc à ce dernier au "Perchoir" - Patrick Ollier avait remplacé Jean-Louis Debré, nommé au Conseil constitutionnel en mars. Tous les groupes peuvent présenter une candidature et chaque député peut le faire individuellement, comme l'avait fait l'ancien Premier ministre Edouard Balladur en 2002 pour contrer Jean-Louis Debré, candidat officiel du groupe UMP. Patrick Ollier ayant déjà appelé à "l'unité" derrière son ancien rival, ce scénario ne devrait pas se reproduire. Le Nouveau centre (22 députés), membre de la majorité présidentielle, soutiendra pour sa part Bernard Accoyer. Le PS et le PC présenteront quant à deux leurs candidats uniquement pour la forme, tandis que François Bayrou n'a pas "songé" à le faire.

Groupe technique PC-Verts ?

Autre formalité de ce mardi : la liste officielle des groupes parlementaires et de leur président. L'UMP sera dirigée par Jean-François Copé, le Nouveau centre par François Sauvadet et le PS par Jean-Marc Ayrault. Le PC (17 députés) et les Verts (4) devraient finalement créer, avec le Parti radical de gauche, un "groupe technique", afin de franchir la barre des 20 députés obligatoires. Ils ont ensuite l'intention de demander l'abaissement du seuil à 15 députés, possible sur simple modification du règlement de l'Assemblée. Cela nécessite donc l'accord de la majorité, qui, pour l'instant, est "réservée" sur le sujet.

Mercredi, les élections continueront, cette fois pour cinq des six présidences des commissions permanentes -la stratégique commission des Finances, réservée à l'opposition par Nicolas Sarkozy en signe d'ouverture, sera dirigée par le fabiusien Didier Migaud. A l'UMP, les couteaux sont déjà tirés pour recaser les déçus qui n'ont pas obtenu de strapontins au gouvernement. Jeudi, ce seront les membres des bureaux des commissions qui seront désignés.

Vote de confiance mardi prochain

Comme le prévoit la Constitution, la session s'achèvera le 30 juin, d'où la convocation d'une session extraordinaire dans la foulée. Les travaux parlementaires débuteront ainsi concrètement la semaine prochaine, après le grand discours de politique générale de François Fillon, prévu mardi après-midi. Il sera suivi du traditionnel "vote de confiance". Cette session devrait se terminer début août, avec une nouvelle courant septembre. La session ordinaire s'ouvrira quant à elle le 1er octobre.

* Lois ; Défense ; Affaires étrangères ; affaires culturelles, familiales et sociales ; affaires économiques, de l'environnement et du territoire.

Par F.A. le 26 juin 2007 à 06:45
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7 Commentaires

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  • Vastre, le 26/06/2007 à 16h25

    La confiance des députés dans le vote électronique est très limitée. La preuve : ils ne l'utilisent même pas pour élire leur président. Alors l'administration n'est pas près de nous l'imposer. Personnellement, je suis assez vieux, donc je ne voterai pas très longtemps, jamais à travers une machine dans un bureau de vote.

  • Bidou, le 26/06/2007 à 15h31

    Le PS a la courtoisie de présenter une femme à la candidature du perchoir. Il s'est bien gardé de le faire pour la présidence du groupe socialiste. Les femmes ne servent qu'à un simulacre de parité. Madame Labranchue n'est aujourd'hui qu'un faire valoir politique utilisé médiatiquement. C'est un peu triste !

  • Michel, le 26/06/2007 à 09h32

    Maintenant la majorité doit s'appliquer rapidement, à faire les grandes réformes dont notre pays à vraiment besoin. C'est vital

  • Didier, le 26/06/2007 à 09h15

    "Patrick Ollier avait remplacé Bernard Debré", c'est Jean-Louis Debré pas Bernard.

  • Vastre, le 26/06/2007 à 07h58

    Le petit ramoneur savoyard est à l'aise sur les cheminées, il le sera aussi sur le perchoir !

  • Vastre, le 26/06/2007 à 07h43

    Patrick Ollier n'a jamais remplacé Bernard Debré au perchoir car ce dernier n'y a jamais accédé. Il s'agissait de son frère Jean-Louis Debré.

  • Le correcteur, le 26/06/2007 à 07h41

    Debré se rénome "Jean-Louis" et non pas Bernard

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