Une de Libération du 20 juin 2007 © TF1/LCIUn "casting" réussi. Voilà comment la plupart des éditorialistes jugent le gouvernement Fillon 2 au lendemain de son annonce. Sans faire la parité, le gouvernement fait la part belle aux femmes - black, blanches, beurs - à des postes d'envergure, relève la presse. Tel Alexis Brézet dans Le Figaro, ils sont plusieurs à rappeler que Nicolas Sarkozy "entend être un 'président qui gouverne' " et de souligner que "du gouvernement, c'est lui qui a fait le casting". Un "casting habilement troussé" pour Marc Chevanche de Nice-Matin, "du grand art" pour Jacques Guyon de La Charente Libre.
Dans Libération, Laurent Joffrin n'hésite pas: "On aurait aimé, rétrospectivement, qu'un gouvernement de gauche fût capable de la même audace" écrit-il tout en reconnaissant le côté stratège du président. "Nicolas Sarkozy a fait l'effort indiscutable de rapprocher gouvernants et gouvernés, de faire en sorte que la France du sommet reflète mieux la diversité du peuple", estime l'éditorialiste.
"Le Kärcher est définitivement rangé"
Soulignant que des "postes d'envergure" ont été attribués à des femmes, Dominique Quinio dans La Croix estime que "même si la parité n'est pas au rendez-vous, la féminisation n'est pas seulement un alibi" et observe également que "des responsabilités importantes ont été attribuées à des personnalités issues de l'immigration". De son côté, François-Xavier Pietri de La Tribune note que "la nomination d'une femme à Bercy est loin d'être banale". "Tous les connaisseurs savent que le ministère de l'Économie et des Finances est une forteresse où le sexe féminin a rarement eu droit de cité, du moins aux postes de commandement", insiste-t-il.
Pierre Taribo juge dans L'Est Républicain que le gouvernement est "à l'image de la société : blanc-black-beur" et " qu'il innove". Opinion que ne partage pas Michel Guilloux de L'Humanité qui ne voit qu'une "seule première : un entraîneur de l'équipe de France de rugby a déjà "son job de dans quatre mois"... tout en s'interrogeant: "si les Bleus gagnent la Coupe?"
La nomination de Fadela Amara après celle de Rachida Dati est un "deuxième signe fort" pour Michel Lépinay. Dans Paris Normandie, il avance que c'est "une façon d'affirmer que le Kärcher est définitivement rangé". Les éditorialistes évoquent également l'arrivée de Jean-Louis Borloo au poste de numéro 2 du gouvernement. Pour certains, il est promu, pour d'autres sanctionné. Jean-Pierre Bel a une solution plaisante. Dans La Nouvelle République du Centre Ouest, il affirme que "Nicolas Sarkozy a inventé hier une sorte de martinet écologique. Il punit tout en douceur et préserve l'environnement politique. Et son martinet indulgent donne en même temps un coup de fouet salutaire à l'action gouvernementale."
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




