Lionel Jospin, le 18 mai 2007 © TF1-LCILors d'une réunion publique à Pujols en soutien à Jérôme Cahuzac, qui affrontera le juge Jean-Louis Bruguière dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne, Lionel Jospin a qualifié le candidat de l'UMP de "personnalité très influente et en même temps controversée dans le milieu judiciaire", estimant que c'est "une personnalité plus préoccupée d'elle-même que des autres".
"Sa tendance à des jugements catégoriques, à des opérations rapides avec des moyens considérables m'a donné l'impression que c'était une personnalité plus préoccupée d'elle-même que des autres", a-t-il poursuivi. "Il y a eu à plusieurs reprises, quand j'étais au gouvernement ou après, un trop grand décalage entre la masse des interpellations et des enfermements auxquels il procédait et les jugements condamnant finalement les personnes traduites en justice", a affirmé Lionel Jospin.
L'ancien Premier ministre a par ailleurs qualifié la situation de cohabitation au sein du gouvernement comme "pas forcément une mauvaise chose". "On se souvient de la cohabitation de 1997/2002, ça n'a pas été la plus mauvaise période des deux mandats de Jacques Chirac, c'est même la seule période pendant laquelle il a été populaire", a-t-il souligné.
(D'après agence)
"Sarkozy: confusion des pouvoirs, précipitation et déséquilibre" |
Lionel Jospin a considéré samedi à Céret que la présidence de Nicolas Sarkozy se caractérisait "par une tendance à l'accaparement et à la confusion du pouvoir, un rythme précipité donc fragile, et des choix totalement déséquilibrés en faveur des plus favorisés". Pour lui, "la nécessité d'être indulgent pour les premiers pas d'un président n'oblige pas à être naïf". Il a ainsi souligné que "l'accaparement" du pouvoir par le président était "lourd de conflits politiques futurs" et que la "précipitation" conduisait à des "cafouillages, comme sur la fiscalité, sur les emprunts fonciers ou la législation relative aux heures supplémentaires". De plus, les "choix déséquilibrés, sur le bouclier fiscal, la suppression des droits de succession qui ne profite qu'aux grosses fortunes ou la franchise sur les soins" se feront, selon l'ex-Premier ministre socialiste, au détriment du plus grand nombre. |
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