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François Hollande, PS : "La vague bleue n'a pas eu lieu"
"Nos concitoyens ont entendu installer une force face aux nouveaux pouvoirs permettant l'équilibre et le contrepoids indispensables en démocratie. Et ils ont voulu aussi exprimer un doute, voire une crainte, à l'égard des premières mesures injustes du gouvernement de François Fillon et notamment l'annonce de cette TVA sociale et les franchises médicales. (...)"
"La vague bleue annoncée qui devait déferler n'a donc pas eu lieu. Il y aura dans la prochaine assemblée, et tant mieux, de la diversité et du pluralisme, c'est bon pour le pays. (...) Les socialistes sont confrontés à une double exigence : ils doivent être une opposition utile au pays" et "tirer toutes les leçons des scrutins qui viennent de se dérouler, nous renouveler autant qu'il sera possible (...) et puis rénover la gauche, la refonder si c'est nécessaire, et c'est nécessaire, qu'elle constitue l'alternative indispensable pour les échéances futures".
Manuel Valls, PS : "Une immense exigence de renouvellement" pour le PS (sur France 2)
"Ce vote est d'abord une immense exigence de renouvellement pour nous. Le fait que nous ayons plus de 200 députés va amener de nombreux jeunes et nouveaux parlementaires, hommes et femmes, du côté socialiste. Cela permet aussi de montrer un autre visage du PS. Nous avons une véritable opposition et des fondements pour reconstruire".
Gaëtan Gorce, PS : "Le temps du changement est venu"
"Le temps du changement est venu", écrit-il, "et d'abord d'un changement de direction". "La logique politique comme le simple bon sens exigent qu'après ce second échec en cinq ans, notre Premier secrétaire se retire et que s'ouvre une nouvelle phase", ajoute-t-il. "Le système en place, fondé depuis trop longtemps sur un condominium d'ambitions présidentielles qui se neutralisent" a fait "la démonstration ces dernières années de son inefficacité à changer le Parti socialiste et même simplement à le mettre au travail".
Elizabeth Guigou, PS : "Un contre-pouvoir à l'Assemblée" (sur TF1)
"Les Françaises et les Français n'ont pas voulu donner tous les pouvoirs à Nicolas Sarkozy. Ils ont voulu montrer qu'il fallait à l'Assemblée nationale un contre-pouvoir. C'est le seul lieu où ce contre-pouvoir peut s'exercer. (...) Il ne peut pas y avoir une démocratie qui fonctionne sans cette respiration, cet équilibre, le fait qu'il y ait une opposition forte. Et cette opposition va être en mesure, grâce à ce résultat, de jouer tout son rôle".
Marielle de Sarnez, MoDem : "Un revers pour l'UMP" (sur TF1)
Ces élections législatives "sont un revers pour l'UMP et ses alliés", a déclaré la vice-présidente du MoDem. "On claironnait la semaine dernière, 400-450" sièges pour l'UMP. "Il y avait une manière de dire: il faut nous donner un chèque en blanc", a-t-elle noté, désapprouvant "ce mode de gouverner, cette façon-là de faire" et insistant sur la nécessité de "dialoguer, discuter". "Il faudra réfléchir à l'avenir après ce scrutin", a-t-elle affirmé, avançant : "on ne peut pas avoir un Parlement qui représente principalement deux grandes forces, on est dans la bipolarisation".
Ségolène Royal, PS : "Une vraie force d'opposition constructive"
"Les Françaises et les Français ont voulu par leur vote donner un sens à la République, une liberté démocratique avec une vraie force d'opposition constructive. Le mouvement et la dynamique de l'élection présidentielle s'est prolongé. (...) Entre les deux tours, il y a eu une prise de conscience. L'opposition aujourd'hui a la tâche de surveiller, de protéger et aussi de proposer. (...) L'opposition va veiller au renforcement de la démocratie sociale, au bon fonctionnement de la démocratie parlementaire, à la mise en place d'une démocratie participative".
Bertrand Delanoë, PS : "Les Français nous disent : Au boulot" (sur TF1)
"Les Français ont voulu de l'équilibre, ils ont même voulu nous donner un peu plus de force que dans les cinq dernières années. Cela nous donne les devoirs de servir les Français avec une opposition qui ne pratique pas le tout ou rien. Cela ne nous dispense pas d'un devoir d'unité. (...) Aujourd'hui, les Français nous disent : ‘Au boulot, défendez-nous, travaillez', mais pour cela il faut être unis et mettre les questions de personnes de côté".
Jean-Marie Cavada, MoDem : "Beaucoup de militants, mais très peu d'élus" (sur France 2)
"Nous ne sommes pas dans une situation confortable, ce n'est pas ce soir que nous allons fanfaronner. Nous allons être un parti avec beaucoup de militants mais très peu d'élus. Il va falloir faire une vraie analyse de ce qui n'a pas marché et travailler auprès de la société, beaucoup plus que les autres partis, ce qui nous ouvre un champ formidable".
Marie-George Buffet, PC : "Ce qui s'est passé est formidable"
Le PCF est "plus près des 18 sièges que des 15" à l'Assemblée, a-t-elle affirmé. "Nous mettrons cette force au service des exigences populaires et puis au service d'un réveil de la gauche parce qu'elle en a besoin. Ce qui s'est passé est formidable, les jeunes se sont mobilisés entre les deux tours et je l'espère demain retrouveront le chemin de la gauche".
Laurent Fabius, PS : "Le thème du rééquilibrage a été important " (sur TF1)
"Les Français n'ont pas voulu qu'il y ait une concentration énorme des pouvoirs et le thème du rééquilibrage a été important dans les résultats", a estimé l'ancien Premier ministre. "Dans la semaine, le Premier ministre a confirmé qu'il y avait un projet d'augmentation de 5% de la TVA et dans le même temps il a dit : ‘pas de coup de pouce au Smic''", s'est-il étonné. Les Français ont sanctionné, selon lui, "une politique finalement très ciblée socialement".
Dominique Strauss-Kahn, PS : "La gauche est là" (sur TF1)
"Ce que les Français ont montré à ce second tour c'est qu'on ne pouvait pas leur proposer n'importe quoi, le débat qu'il y a eu sur la 'TVA sociale' notamment sur l'absence de hausse du smic, tout cela a montré aux Français que tout n'était pas joué, qu'il fallait réagir. (...) Je crois que le test qu'a voulu faire le président de la République est un test qui est clair aujourd'hui : la gauche est là, elle est présente, et on va se battre pour aider tout ceux qui dans le pays ont besoin à la fois de la hausse du smic, de pas de hausse de la TVA. Le combat commence".
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