François Hollande, sur le plateau de TF1, écoute le discours de Ségolène Royal, dimanche 6 mai 2007, peu après 20 heures. © TF1-LCILes socialistes sont parvenus à éviter la débâcle prophétisée. Ségolène Royal s'est félicitée de l'émergence d'une "vraie force d'opposition constructive" et Laurent Fabius a salué "un rebond spectaculaire du PS et de la gauche". Pas question néanmoins pour certains socialistes de pavoiser. Ainsi, les amis de Dominique Strauss-Kahn ont rappelé l'ampleur de la refondation nécessaire à gauche, craignant qu'un meilleur score que prévu n'entraîne un statu-quo dans le parti. L'un des chefs de file de la rénovation ségoliste, le député Gaëtan Gorce, a réclamé un "changement de direction" à la tête du parti et le départ de François Hollande.
Dimanche soir, sa voix apparaissait cependant isolée, les éléphants ne voulant pas brusquer le calendrier. Mais la soirée a été marquée par un coup de tonnerre avec l'annonce par Ségolène Royal de sa séparation d'avec François Hollande dans un livre à paraître mercredi (lire notre article). Les principaux responsables socialistes se sont refusés à commenter une affaire "privée", mais la donne politique interne en sera clairement affectée. Le Conseil national de samedi prochain promet d'être haut en couleurs.
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