François Hollande, lors de sa déclaration d'après second tour, le 17 juin 2007 © TF1-LCI Alors que le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a indiqué lundi que la décision sur l'éventuelle instauration d'une "TVA sociale" serait prise "fin juillet", François Hollande, promet "une très grande vigilance" des socialistes sur ce thème. Tout deux reconnaissent que la polémique sur une éventuelle hausse de la TVA pour financer la sécurité sociale a "joué un rôle" dans les résultats du second tour des élections législatives. François Hollande estime même qu'elle a été l'un des principaux facteurs dans les résultats des législatives du second tour dimanche.
"Il y a eu la crainte d'un certain nombre de dispositions, notamment de la TVA sociale" qui a joué dans la volonté des Français de "corriger la tendance" avec leur vote, a déclaré François Hollande sur France-Info. Pour le numéro un PS, "cette crainte" était due aux "tergiversations, contradictions, peut-être même aux dissimulations de François Fillon" sur le dossier de la TVA.
"C'est lui (M. Fillon) qui, finalement, a créé la crainte et qui à un moment a voulu la dissiper par une forme d'occultation en disant 'ce que j'ai dit n'est pas vrai'. Les Français se sont sans doute dit qu'il y avait cette volonté d'augmenter la TVA", a-t-il poursuivi. "Je vais prendre cet engagement devant les Français: puisque la TVA a joué un rôle dans cette élection législative, il est normal que nous soyons d'une très rand vigilance par rapport à ce refus des Français d'une nouvelle TVA", a-t-il ajouté.
L'ancien ministre Jean-François Copé a quant à lui estimé lundi que la "caricature" du projet du gouvernement de TVA sociale faite par le PS était "anxiogène pour les Français" mais il a souligné que "c'était de bonne guerre" et que l'UMP aurait "fait pareil". Il a estimé sur RTL qu'il ne s'agissait pas d'augmenter les impôts mais de "baisser une cotisation et le compenser par la TVA".
(D'après agence)
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