François Hollande au ledemain du premier tour des législatives © TF1/LCILe "sursaut" de la gauche
Est-ce l'effet TVA sociale ? Une meilleure mobilisation à gauche et une droite démobilisée ? Ou les premiers déçus du sarkozysme ? C'est en tout cas ce soir la gauche qui crée la surprise avec un PS et des divers-gauche qui remontent à 203 députés (191 PS, divers gauche 4, radicaux de gauche 8), alors que les projections les plus optimistes tablaient sur 140 à 150 sièges dans l'entre-deux-tours. Les socialistes gagnent même une quarantaine de sièges par rapport à 2002 (149). Chez les communistes, c'est un ouf de soulagement puisqu'ils obtiennent 18 députés. Les Verts ont 4 sièges. Martine Billard est réélue dans le centre de Paris, ainsi qu'Yves Cochet dans le XIV arrondissement, Noël Mamère et François de Rugy (Loire atlantique).
L'ancien directeur de campagne de Ségolène Royal Jean-Louis Bianco a annoncé sa réélection dans les Alpes-de-Haute-Provence (52%), tout comme Jack Lang (54,7%) dans le Pas-de-Calais. De son côté, Arnaud Montebourg a été réélu avec 50,34% des voix, tout comme Julien Dray dans l'Essonne.
En revanche, Jean-Pierre Chevènement est battu dans le Territoire de Belfort, devancé de près de 9 points par l'UMP sortant tout comme Vincent Peillon dans la Somme.
Douche froide à l'UMP
A l'UMP, c'est plutôt la douche froide avec un coup de tonnerre à Bordeaux, la défaite d'Alain Juppé (49,07%) qui entraîne sa démission du gouvernement. Le parti de Nicolas Sarkozy et les Divers droite obtiennent 321 députés, bien loin des 400 ou 430 députés annoncés dans les derniers sondages. De son côté, le Nouveau Centre d'Hervé Morin gagne son pari avec 21 députés, plus qu'il n'en faut pour créer un groupe parlementaire.
L'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, député sortant, a été battu dans la 1ère circonscription (Tours) d'Indre-et-Loire.
Avec des résultats bien moins bons que prévus jusqu'à la semaine dernière, l'UMP se retrouve avec un groupe parlementaire moins important qu'en 2002 (359 sièges). Les raisons de cette déconvenue sont à expliquer dans une mobilisation maximale la semaine dernière et un manque de réserves de voix aujourd'hui. Les reports de voix du MoDem ont avantagé la gauche. Par ailleurs, la polémique sur la TVA sociale a permis à la gauche de se remobiliser. Et dimanche soir, certaines voix à droite critiquent Jean-Louis Borloo. Ainsi, l'ex-ministre Renaud Dutreil, élu dimanche député UMP à Reims, a déclaré que le ministre de l'Economie Jean-Louis Borloo allait "devoir s'expliquer" sur le projet de TVA sociale, "une erreur majeure de communication" qui a selon lui fait perdre "beaucoup de voix" à l'UMP.
Le MoDem isolé
Le MoDem obtient 5 députés. Ainsi, François Bayrou est réelu avec 61% des voix, dans les Pyrénées Atlantiques ainsi que son ami Jean Lassalle. En Ille-et-Vilaine, Thierry Benoit bat l'UMP Marie-Thérèse Boisseau. Un député du MoDem est élu à Mayotte.
L'extrême-droite à terre
Au FN, Marine Le Pen est battue avec 42% des voix dans le Pas-de-Calais. Mais son père Jean-Marie Le Pen salue un "succès local et national". Elle sera en position de force pour récupérer le parti.
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