Ségolène Royal à Marseille le 1er juin 2007 © TF1-LCISégolène Royal ne mâche ses mots envers Nicolas Sarkozy et le nouveau gouvernement. En campagne pour les législatives à Marseille, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle a dénoncé "les annonces tous azimuts" du gouvernement dans le but de "capter des voix". "Ce n'est pas comme cela qu'on dirige un pays si ce n'est pour ratisser le plus largement possible avant les législatives. (...) La politique, c'est aussi la politique par la preuve. (...) Ce n'est pas une fuite en avant", a-t-elle affirmé lors d'une réunion de soutien aux candidats socialistes parmi lesquels se trouvait Patrick Mennucci, son ex-directeur adjoint de la campagne présidentielle.
Puis, Ségolène Royal s'en est prise directement à Nicolas Sarkozy. Elle a ainsi réclamé "davantage de transparence" de la part du chef de l'Etat. "La parole présidentielle pèse. Il faut dire les choses, annoncer le coût des mesures qui seront prises. C'est la république du respect, qui doit avoir sa place même avant une élection", a-t-elle déclaré. Elle a également accusé le président de la République d'avoir "volontairement menti" sur la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, lors du débat télévisé qui les a opposés durant l'entre-deux tours. "Il avait dit que, s'il était élu, il arrêterait les négociations sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Il savait que cela n'était pas possible. Il a été contraint de reculer", a-t-elle expliqué. "Sur cette question et sur d'autres aussi, la vérité n'a pas été dite", a-t-elle déclaré.
Appel à la mobilisation
L'ex-candidate socialiste a également déploré les propos de Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration et de l'identité nationale, qui, dans une tribune du Figaro de vendredi, réaffirmait son choix d'une immigration choisie et détaillait son objectif "d'éloigner" 25 000 clandestins en 2007.
Lors d'un bain de foule dans les rues du centre ville de la cité phocéenne, Ségolène Royal a de nouveau appelé à une "large mobilisation" pour contrer une droite qui "détient déjà tous les pouvoirs" à l'exception de l'Assemblée nationale qui doit constituer une "respiration démocratique". "J'entends dire que les gens resteraient chez eux. Je demande donc à tous ceux qui ont voté pour moi de revenir vers les urnes. Nous avons besoin d'un groupe socialiste fort pour reconstruire dans l'avenir", a-t-elle plaidé.
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Avec agence
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