Nicolas Sarkozy s'exprime devant les députés et sénateurs UMP, le 20 juin 2007 à l'Elysée © TF1-LCI
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Le gouvernement Fillon II à peine formé, Nicolas Sarkozy repart en campagne pour rassurer l'opinion de sa détermination. Il l'a martelé et répété : "Ce que j'ai dit pendant la campagne, j'y croyais, et j'y crois toujours" et "je le mettrai en oeuvre". Le président recevait ce mercredi à midi à l'Elysée les parlementaires UMP. Dans un discours très énergique, il leur a affirmé que "les Français avaient fait un choix" à la présidentielle, "confirmé" aux législatives, et que ce choix "sera respecté".
Au coeur de son message mercredi, la valeur travail : "je propose à la majorité présidentielle le choix suivant : politique sociale, le travail, politique éducative, le travail, politique économique, le travail, politique fiscale, le travail, politique de concurrence, le travail, politique commerciale, le travail, politique de l'immigration, le travail, politique monétaire, politique budgétaire, le travail", a-t-il dit. ". "Je vous propose de faire comme politique celle du travail", a-t-il insisté.
"TVA sociale expérimentée"
Ponctuant son allocution une trentaine de fois de la même formule, "je prendrai mes responsabilités", Nicolas Sarkozy a délivré un message très volontariste à sa majorité et fixé un objectif central : redonner aux Français "le goût de l'effort, du travail et de la réussite". Il a affirmé que la TVA sociale sera "expérimentée" et que si elle est "réussie", elle sera généralisée. "S'abstenir sur la TVA sociale et regarder passer le train des délocalisations serait non seulement une faute économique mais une faute morale et une faute politique", a-t-il dit.
Un problème du pouvoir d'achat
"Mes responsabilités, je veux les prendre sur un mot qui était devenu tabou, et que je vais remettre avec le Premier ministre au premier plan du débat politique, le mot +pouvoir d'achat+". "Il y a en France un problème de pouvoir d'achat, nier que ce problème existe, c'est se moquer des Français, c'est mépriser ceux qui travaillent et ont tant de mal à s'en sortir", a-t-i expliqué. Remettre le travail au goût du jour, c'est également pour le chef de l'Etat en finir "avec les préretraites". Poursuivant la même logique, il a affirmé "qu'il n'y aura pas de coup de pouce au smic parce qu'il aurait un effet négatif sur l'emploi des moins qualifiés", a-t-il déclaré.
"Je n'ai pas peur"
"Je prendrai mes responsabilités", "Je ferme la porte au reniement", "Je ne renierai pas mes engagements et je ne laisserai personne les renier" : Nicolas Sarkozy a voulu bien faire comprendre à sa majorité qu'il entendait appliquer sa feuille de route sans relâche. "Je n'ai pas peur", leur a-t-il lancé, une façon de leur dire de na pas avoir peu non plus.
Revenant sur la composition du nouveau gouvernement Fillon, le chef de l'Etat a indiqué qu'il voulait être "le président de tous les Français". "Si j'ai été chercher des personnalités si différentes pour le gouvernement de la France, qui est un gouvernement de rupture, c'est parce que je ne supportais plus cette idée que la France à la base soit diverse et que la France au sommet ne porte pas cette diversité", a-t-il expliqué. "On ne fait pas des grandes réformes avec une petite équipe", a ajouté Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'Etat s'adressera également aux Français lors du journal de 20h de TF1 (en direct live sur LCI). Ces deux interventions doivent permettre à Nicolas Sarkozy de faire le bilan des législatives et d'expliquer la composition de son gouvernement, nommé mardi.
Avec agence
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