Nicolas Sarkozy, en visite sur un chantier à Lyon, le 29 juin 2007 © TF1/LCIUn jour à Bruxelles pour l'Union européenne, le lendemain à Paris pour la réforme des Universités ou la réception de chefs de l'Etat, le surlendemain à Lyon pour visiter un chantier en construction : Nicolas Sarkozy est partout et a tendance à "s'occuper de tout", comme l'affirment ses détracteurs. "Je n'ai pas été élu pou m'occuper de rien. Et si je pouvais m'occuper de plus de choses, d'ailleurs je le ferais volontiers", a une nouvelle fois répliqué le chef de l'Etat. "On m'a dit : 'est-ce que c'est la place d'un président de la République venir sur un chantier ?' Oui, un président de la République, ce n'est pas fait seulement pour aller dans les sommets internationaux", a-t-il ajouté lors de sa visite sur ce chantier de construction de deux immeubles dans le VIIe arrondissement de Lyon, avant d'être applaudi par les ouvriers.
Le locataire de l'Elysée en a profité pour tenter une nouvelle fois de clarifier ses rapports avec François Fillon, qui se retrouve souvent dans l'ombre face à l'hyper-activité présidentielle. "Avec le Premier ministre, avec les ministres, on essaie de se répartir la tâche. Un leader, un chef, un élu (....) doit être à la tête de l'équipe. Il ne doit pas être derrière. Il doit être à la tête pour entraîner et pour assumer. Et ce n'est pas une question de gauche ni de droite. C'est une question de mentalité", assène Nicolas Sarkozy.
"Gagnant-gagnant"
Le chef de l'Etat a profité de son déplacement pour refaire l'éloge de son credo "travailler plus pour gagner plus", en expliquant les mesures qui seront examinées à l'Assemblée à la mi-juillet dans le cadre de la loi travail-emploi-pouvoir d'achat. Prenant comme exemple le cas de quelques heures supplémentaires par mois, il a souligné qu'ouvrier gagnant 1 500 euros pourra augmenter son salaire de 10 à 15%, donc favoriser la consommation, et donc la croissance. "C'est un système gagnant-gagnant. On gagnera plus, on consommera plus, et ça donnera du travail aux autres", a-t-il affirmé, critiquant "le partage du temps de travail, synonyme d'échec".
Autre devise élyséenne : la prise de risque et le droit de l'erreur. "On ne peut pas réussir du premier coup. En France il y a une fascination pour l'échec, pour la critique, c'est insupportable", a-t-il fustigé. "La réussite n'est pas suspecte et l'échec n'est pas définitif", a-t-il conclu.
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