Nicolas Sarkozy, le 29 juin 2007 © TF1/LCI Devedjian : "désormais, entre lui et moi, il y a son fils"
Sur RTL lundi, Patrick Devedjian s'est dit "sûr" que si Nicolas Sarkozy voulait lui faire perdre la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, il y parviendrait.
Publié le 22/11/2010
La réaction de Sarkozy
à l'affaire Devedjian-Comparini
L'affaire remonte au sommet de l'Etat après l'insulte de Patrick Devedjian envers Anne-Marie Comparini -le secrétaire général de l'UMP a traité l'ex-députée du Rhône de "salope", dans un reportage diffusé jeudi par la chaîne lyonnaise TLM et mise en ligne sur le site Dailymotion (cliquez ici pour lire notre article).
En visite sur un chantier à Lyon, Nicolas Sarkozy a été interrogé sur le sujet. "Ce n'est pas une façon de parler aux femmes ni à qui que ce soit d'autre", a-t-il répondu. Prié de dire s'il envisageait des sanctions, le chef de l'Etat n'a pas répondu et s'est contenté d'un "il s'est excusé" accompagné d'un revers de la main. De son côté, la ministre de la Justice, Rachida Dati, longtemps en concurrence avec Patrick Devedjian lors de la formation du gouvernement, a qualifié l'insulte de "pas tolérable". Pour François Fillon, l'affaire est "close".
Excuse en conférence de presse
Patrick Devedjian s'est excusé directement auprès d'Anne-Marie Comparini jeudi soir et les a réitérées dans un communiqué. Pas assez pour l'ancienne députée qui a demandé des "excuses publiques" (cliquez ici pour lire notre article).
Chose faite vendredi matin lors d'une conférence de presse organisée au conseil général des Hauts-de-Seine, dont Patrick Devedjian est le président. "Je regrette profondément ces propos qui étaient une exclamation à la suite d'une parole. C'était une faute. Je ne suis pas machiste, je suis avec beaucoup de femmes autour de moi", a-t-il souligné. "Je croyais que ces propos étaient privés", a-t-il ajouté, expliquant ne pas avoir vu les caméras qui le filmaient.
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