Sarkozy veut "aller encore plus vite, encore plus loin"

le 20 juin 2007 à 08h58 , mis à jour le 20 juin 2007 à 09h53

Nicolas Sarkozy affirme qu'il ne se sent pas "fragilisé" après le rebond du PS aux législatives dans une interview au Parisien.

TF1-LCI : Nicolas Sarkozy, en déplacement dans les Alpes-Maritimes, le 12 juin 2007Nicolas Sarkozy, en déplacement dans les Alpes-Maritimes, le 12 juin 2007 © TF1-LCI

Le rebond du PS aux législatives ne l'a en rien "fragilisé". Au contraire. Nicolas Sarkozy affirme dans une interview au Parisien vouloir "aller encore plus vite, encore plus loin" avec le nouveau gouvernement. "Pourquoi cela n'irait-il pas ? J'ai gagné pas une, pas deux, pas trois mais quatre fois. Il y a deux élections présidentielles qui sont difficiles dans le monde : l'élection présidentielle américaine et l'élection présidentielle française. En Grande-Bretagne, en Italie, en Allemagne il n'y a qu'un tour", affirme le président de la République s'exprimant pour la première fois depuis les législatives.

"Vous ne pensez pas qu'Angela (Merkel) serait contente d'avoir la majorité que j'ai ? On écrit que je suis fragilisé. Qu'est-ce que cela sera quand je serai vraiment en difficulté ?", poursuit le chef de l'Etat. Il affirme au contraire vouloir "aller encore plus vite, encore plus loin et tout de suite", avec le nouveau gouvernement.

"Elle va exploser"

Jugeant "injustes" les critiques contre Jean-Louis Borloo, il se félicite du choix de Christine Lagarde pour le remplacer au ministère de l'Economie. "Si elle m'écoute, si elle suit mes conseils elle va exploser", affirme-t-il. Evoquant l'arrivée de trois femmes issues de l'immigration dans son gouvernement, il souligne qu'il y aura désormais "deux femmes noires sur la scène internationale : Condi Rice et Rama Yade", nommée mardi secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme.

Il se félicite aussi de la nomination de l'entraîneur du XV de France Bernard Laporte comme secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, car il fallait du "rocailleux" dans le gouvernement et "c'est en plus une manière de mettre en valeur le monde du rugby qui est si loin de la violence et de l'argent". Quant au rebond du Parti socialiste aux législatives, il ne lui inspire aucune crainte. Le PS est "trop faible pour gagner, trop fort pour se réformer", assène le chef de l'Etat.

Le président s'explique sur la vidéo du G8

Nicolas Sarkozy est revenu sur "la vidéo diffusée sur le Web montrant le début de sa conférence de presse au G8, où il était arrivé après un entretien avec le président Poutine, sois-disant ivre", explique Le Parisien. "J'étais en retard, j'ai donc monté les escaliers quatre à quatre. Je n'avais rien de particulier à dire. J'ai donc demandé s'il y avait des questions. Je ne bois pas une goutte d'alcool. Je n'ai pas de mérite: je n'aime pas cela", a-t-il expliqué au quotidien.


Nicolas Sarkozy sera l'invité du journal télévisé de 20 heures de TF1 ce mercredi. A suivre en direct sur LCI.fr

le 20 juin 2007 à 08:58
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

11 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Aurelie, le 20/06/2007 à 16h02

    De plus en plus de gens se posent cette question:et si la tva sociale avait etait lancee expres pour remonter un peu le PS la contestation se fera plus au parlement et moins dans la rue,Sarkosy est un bonapartiste ne l'oublions pas!

  • Genet, le 20/06/2007 à 13h37

    "plus vite plus loin" c'est bien ce qui m'inquiette avec ce président, il est trop impulsif, trop agité,trop pressé on ne réforme pas un pays nommé France avec cet adage on fait de la pédagogie, on explique les réformes et ensuite on les présente aux instances électives et elles les votent je lui donne le conseil d'être plus modéré dans l'action, on ne fait rien de bon dans la précipitation en effet il a un risque majeur celui de se casser la figure et de devenir impopulaire. Il devra acquérir de la sagesse et de l'humilité. Le pourra-t-il ?

  • Louis, le 20/06/2007 à 12h18

    La fermeté, justifiée, a toujours réussi à la FRANCE. Le laxisme lui a toujours été fatal.

  • Bob, le 20/06/2007 à 11h54

    Pour ma part, je constate que Sarko fait ni plus ni moins que ce que Bayrou proposait, et que l'UMP a descendu en flamme au motif qu'il était impossible de gouverner avec des gens d'horizons si différents. Les Français ont encore une fois été bien bernés, et en plus on dirait qu'ils aiment ça...

  • MICHEL, le 20/06/2007 à 11h19

    Un grand merci à Nicolas SARKOZY qui est le seul à pouvoir ENFIN mettre en place les réformes nécessaires pour que la France sorte du bourbier où nous nous trouvons depuis les années Mitterand. Cela va être difficile pour certains qui vont devoir abandonner leurs avantages injustes (réforme des régimes spéciaux par exemple)mais enfin la France à un Président qui va agir, qui osera prendre des mesures pas forcément populaires mais PRIMORDIALES POUR NOTRE AVENIR et qui ne va pas se contenter de belles paroles. BRAVO M. SARKOZY ET BON COURAGE, vous allez en avoir besoin car la gauche et les syndicats ne proposent toujours rien mais sont toujours contre toutes les idées qui viennent des autres. Au fait par qui sont élus les syndicats??? M. Thiebault est là depuis plus de vingt ans, qu'a t'il fait à part négocier toujours plus d'avantage pour les fonctionnaires au détriment des salariés du privé??? Drôle de vision de l'égalité des syndicats et de la gauche qui trouvent normal que certains aient plus d'avantages que d'autres, pourquoi n'ont'ils jamais fait la réforme des retraites... Y aurait'il deux sortes de français...? LIBERTE EGALITE FRATERNITE à condition que nos fonctionnaires trois fois trop nombreux continuent à gaspiller leurs budgets financés par nos impôts... LES MEMES DEVOIRS ET LES MEMES DROITS POUR TOUT LE MONDE, SI LA FRANCE SE REMET AU TRAVAIL, NOUS REUSSIRONS.

  • Nathalie, le 20/06/2007 à 10h47

    Il y ira de succès en succès car il aura de plus en plus le soutien grandissant du peuple français. En plus, il s'entoure de gens formidables et a la réelle volonté de redresser la France malgré les critiques grandissantes de ses concurrents. Il est au top notre Président et nous n'avons qu'une hâte, celle de le retrouver ce soir sur TF1, tant il nous a manqué ces jours-là : il a toute notre confiance même s'il n'est pas là pour nous faire plaisir mais pour redresser le pays. Nous pensons qu'il est nécessaire et moral, de ne pas laisser n'importe quoi aux futures générations.

  • Jbjumieges, le 20/06/2007 à 10h26

    Je ne vois pas comment effectivement le gouvernement pourrait se sentir fragilisé après 4 victoires successives et comment...Je rejoins Nicolas Sarkozy "aller encore plus vite et plus loin". Les réformes doivent se faire trés vite et toutes sans exeption.Je pense en priorité: le temps de travail avec l'abollition des 35 heures- la reforme des retraites egalite public et prive (a ce jour nous ne comprendrions pas cette inegalité si le service public devait en rester avec 37.5 annuites de cotisation-le pouvoir d'achat où il faut trouver la solution pour tous.Bon courage.Le parti socialiste n'est pas celui qui doit dirigé la France(il n'a jamais su le faire) . Les electeurs ont élu ceux qui en avaient les meilleurs capacites.Nous sommes donc avec vous et prés de vous pour vous soutenir

  • Thoraval, le 20/06/2007 à 10h20

    Encore heureux qu'il fasse du jogging...

  • M.C. GRAN, le 20/06/2007 à 10h15

    Sarkozy a de la chance: l'Assemblée Ntionale est équilibrée, et il garde une large majorité; c'est PARFAIT pour lui. Son nouveau gouvernement est sans doute composé de pas mal de gens inconnus, mais sûrement compétents et très certainement dynamiques. Il s'agira désormais d'éviter les pièges du pouvoir à l'ancienne, c'est-à-dire que toutes les mesures prises ou à prendre devront être expliquées et décortiquées. C'est ce qu'attend le peuple. Aujourd'hui,il ne veut plus subir, il veut avant tout comprendre, et cette exigeance forme une bonne partie de l'enjeu de notre nouveau régime.

  • Bidou, le 20/06/2007 à 09h54

    En définitive, Sarkozy a libéré des socialistes baillonnés : Kouchner, Besson, Bockel, Jouyé, Allègre ne parvenaient pas à se faire entendre dans ce carcan soviétisé. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Il y a encore quelques personnalités au PS qui vont tenter de se défaire de leur baillon. La question qui se pose est désormais la suivante : que vont devenir les syndicats orphelins du PS et du PC ?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience