Ségolène Royal, sur France 2, le 22 juin © France 2Samedi, le Conseil national du PS risque d'être tendu. Ségolène Royal a qualifié vendredi de "probable" sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012. "C'est probable. Il a des logiques, des cohérences mais j'ai envie de continuer. Les militants décideront", a-t-elle dit sur France 2. L'ex-candidate à la présidentielle a estimé que le candidat à la présidentielle ne doit "pas forcément" être aussi le premier secrétaire du parti. "Mais il faut s'assurer d'une cohérence entre les deux", a-t-elle ajouté.
Concernant sa candidature à la tête du PS, elle a souhaité "assumer en effet des responsabilités dès lors que les militants le décideront". Selon elle, les adhérents du PS doivent être "rapidement consultés", "le plus rapidement possible" sur "un certain nombre d'options". "Il faut qu'il se passe quelque chose avant" les élections municipales de mars 2008, a-t-elle dit. "Il ne faudrait pas que tout soit gelé à l'intérieur du PS sous prétexte qu'il y a des élections municipales et qu'il y a des équilibres internes de courants" à respecter dans "les désignations des listes" de candidats pour les municipales.
Cohérence dans le calendrier
La présidente de la région Poitou-Charentes a plaidé pour "une cohérence dans le calendrier". "Il faut que le candidat à l'élection présidentielle soit désigné avant que le projet soit fait pour qu'il y ait un travail collectif".
Mercredi, elle avait déclaré qu'il fallait "remettre en cause un certain nombre de choses" dans l'idéologie socialiste. "Par exemple, le SMIC à 1.500 euros brut dans cinq ans, qui est une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures, sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n'ont pas du tout été crédibles", avait-elle dit.
Avec Agence
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