François Hollande lors d'un meeting de soutien aux candidats PS en Haute-Vienne (14 juin 2007) © TF1/LCIAlors que l'idée d'une "TVA sociale" (à savoir : le transfert d'une partie des charges sociales patronales sur la TVA) est devenue l'une des principales polémiques de la campagne législative, le président Sarkozy a déclaré jeudi qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français". Riposte de François Hollande vendredi matin : "Nicolas Sarkozy, en voulant faire cesser la confusion dans son camp sur la TVA sociale, ajoute la dissimulation aux mauvaises intentions. En prétendant qu'il n'y aura pas de hausse de la TVA sous sa forme actuelle il reconnaît donc qu'il y aura une hausse de la TVA sous une autre forme, précisément la TVA sociale".
La veille déjà, le député-maire de Tulle, en ballottage favorable dans la première circonscription de la Corrèze, avait vivement critiqué les mesures fiscales annoncées par le gouvernement Fillon lors d'un meeting de soutien aux candidats PS en Haute-Vienne. "Pendant des semaines, on nous avait dit : travailler plus pour gagner plus, et aujourd'hui, cela va être : travailler plus pour payer plus", avait-il lancé.
TVA sociale, franchise médicale, services publics...
Pour François Hollande, "faire campagne sur le thème : grâce à nous, la TVA va passer de 19,6, à 24,6, même quand on croit être dans la vague, on sent que le vent ne souffle plus dans la bonne direction. Alors, ils ont eu l'idée de confier à une commission le soin de réfléchir sur l'expérimentation de la TVA sociale. Ils l'ont confiée à Borloo, un homme de grande expérience, de grande compétence, et à un dénommé Besson, un homme de grande intégrité morale, sans doute".
Une attaque en règle conclue par un appel aux électeurs : "Si les Français veulent la franchise médicale, les cadeaux aux plus favorisés, la dégradation des services publics au point que l'école ne permette plus d'accueillir tous les enfants de la République, des heures supplémentaires qui défavorisent l'embauche, alors ils peuvent voter pour les candidats de l'UMP", avait ironisé François Hollande. "Mais, avait-il conclu, s'ils veulent une justice fiscale, que les revenus du capital soient frappés comme les revenus du travail pour financer la protection sociale, s'ils veulent des services publics concentrés, la croissance au service de l'emploi, s'ils veulent l'abaissement et non l'augmentation de la fiscalité sur la consommation, alors les Français doivent voter au second tour pour les candidats socialistes".
D'après agence
Pour DSK, "Sarkozy teste les Français" |
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