La TVA sociale dope le discours du PS

le 15 juin 2007 à 08h13 , mis à jour le 15 juin 2007 à 10h54

Une formule trouvée jeudi soir par François Hollande résume ce nouvel angle d'attaque du PS : "travailler plus pour payer plus".

TF1/LCI : François Hollande lors d'un meeting de soutien aux candidats PS en Haute-Vienne (14 juin 2007)François Hollande lors d'un meeting de soutien aux candidats PS en Haute-Vienne (14 juin 2007) © TF1/LCI

Alors que l'idée d'une "TVA sociale" (à savoir : le transfert d'une partie des charges sociales patronales sur la TVA) est devenue l'une des principales polémiques de la campagne législative, le président Sarkozy a déclaré jeudi qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français". Riposte de François Hollande vendredi matin : "Nicolas Sarkozy, en voulant faire cesser la confusion dans son camp sur la TVA sociale, ajoute la dissimulation aux mauvaises intentions. En prétendant qu'il n'y aura pas de hausse de la TVA sous sa forme actuelle il reconnaît donc qu'il y aura une hausse de la TVA sous une autre forme, précisément la TVA sociale".

La veille déjà, le député-maire de Tulle, en ballottage favorable dans la première circonscription de la Corrèze, avait vivement critiqué les mesures fiscales annoncées par le gouvernement Fillon lors d'un meeting de soutien aux candidats PS en Haute-Vienne. "Pendant des semaines, on nous avait dit : travailler plus pour gagner plus, et aujourd'hui, cela va être : travailler plus pour payer plus", avait-il lancé.

TVA sociale, franchise médicale, services publics...

Pour François Hollande, "faire campagne sur le thème : grâce à nous, la TVA va passer de 19,6, à 24,6, même quand on croit être dans la vague, on sent que le vent ne souffle plus dans la bonne direction. Alors, ils ont eu l'idée de confier à une commission le soin de réfléchir sur l'expérimentation de la TVA sociale. Ils l'ont confiée à Borloo, un homme de grande expérience, de grande compétence, et à un dénommé Besson, un homme de grande intégrité morale, sans doute".

Une attaque en règle conclue par un appel aux électeurs : "Si les Français veulent la franchise médicale, les cadeaux aux plus favorisés, la dégradation des services publics au point que l'école ne permette plus d'accueillir tous les enfants de la République, des heures supplémentaires qui défavorisent l'embauche, alors ils peuvent voter pour les candidats de l'UMP", avait ironisé François Hollande. "Mais, avait-il conclu, s'ils veulent une justice fiscale, que les revenus du capital soient frappés comme les revenus du travail pour financer la protection sociale, s'ils veulent des services publics concentrés, la croissance au service de l'emploi, s'ils veulent l'abaissement et non l'augmentation de la fiscalité sur la consommation, alors les Français doivent voter au second tour pour les candidats socialistes".

D'après agence


Pour DSK, "Sarkozy teste les Français"

 Dominique Strauss-Kahn sur France Info : avec les annonces sur la TVA sociale, l'absence de coup de pouce au Smic, les mesures fiscales, "Nicolas Sarkozy teste les Français et essaie de voir si tout peut passer. Le test va se faire sur le deuxième tour des législatives : ou bien la gauche fait un mauvais score et il s'apercevra qu'il peut tout faire, que tout est possible. Ou bien la gauche fait un relativement bon score, et Nicolas Sarkozy est obligé de tenir compte de l'opinion".

le 15 juin 2007 à 08:13
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