© AFP/P.KovarikNicolas Sarkozy a présidé samedi à ses premières cérémonies du 14 juillet, qui marquent une nouvelle fois la "rupture" que veut personnifier le nouveau chef de l'Etat, deux mois après son entrée en fonctions. L'arrivée du président Nicolas Sarkozy à l'Arc de Triomphe à 10 heures précises a donné le coup d'envoi d'un défilé militaire au goût européen, marqué par la présence de contingents des 27 Etats de l'Union européenne.
Debout dans son command-car, le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, à ses côtés, le président a entamé la descente des Champs-Elysées, saluant de la main militaires et spectateurs. Première entorse au protocole, le chef de l'Etat a fait arrêter son véhicule et s'est lance en direction de la foule (voir la vidéo). "Il y a vraiment beaucoup de monde", a-t-il lancé en serrant des mains. "Je ne peux pas rester longtemps", a-t-il dit avant de se diriger vers le trottoir d'en face pour le même bref exercice.
"Héros et victimes anonymes"
Entouré à la tribune officielle de hauts responsables européens, de l'émir du Qatar, de ses ministres et invités, et de son épouse Cécilia, Nicolas Sarkozy a écouté une Marseillaise, chantée par un choeur de l'armée et les Petits chanteurs à la Croix de Bois, puis le Chant des partisans. Europe toujours, un jeune garçon de 13 ans a lu un texte de Robert Schuman, un des pères fondateurs de l'Union. La parade aérienne a eu lieu, suivi du défilé des 27 contingents européens. Nicolas Sarkozy a ensuite serré la main des principaux porte-drapeaux de l'UE. A l'issue de ce premier défilé pour le président, Nicolas Sarkozy a confié que "c'était très émouvant" (voir la vidéo). "Je voulais que la France soit de retour en Europe et que l'Europe soit présente en France", a-t-il expliqué au micro de TF1.
La journée s'est poursuivie par un déjeuner avec le gouvernement et les invités européens, puis la garden-party élyséenne, qui verra un changement d'importance (lire notre article). Le président a en effet renoncé à la très traditionnelle interview télévisée. Il devrait brièvement s'exprimer de façon plus informelle. Le nombre d'invités a également été réduit à quelque 5000 personnes, et le président a choisi d'honorer plusieurs centaines de "héros" et "victimes" anonymes.
Si Nicolas Sarkozy a renoncé à toute mesure de grâce collective pour la Fête nationale, la traditionnelle promotion de la Légion d'honneur n'a pas été oubliée. Yves Saint-Laurent, l'acteur Michel Bouquet ou le basketteur Tony Parker, dont le mariage très "glamour" vient d'avoir lieu à Paris, ont notamment été distingués. Innovation enfin en soirée avec une "grande fête populaire" au Champ de Mars, à Paris, avec des chanteurs européens et, en tête d'affiche, Michel Polnareff. Le tout s'achèvera, sans rupture cette fois, par un très traditionnel feu d'artifice.
(D'après agence)
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