François Hollande © TF1-LCI"L'ouverture" mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy continue à faire grincer des dents au sein du camp socialiste. Lequel contre-attaque, par la voix du premier secrétaire du PS François Hollande. Terrain d'affrontement annoncé : la commission sur les institutions... et, de manière accessoire, les personnalités de gauche qui pourraient être tentées d'en faire partie, à l'invitation du chef de l'Etat. Jack Lang a ainsi été sollicité par Nicolas Sarkozy pour participer à cette instance chargée de faire des propositions pour moderniser les institutions. Guy Carcassonne, proche de Michel Rocard, et Olivier Schrameck, ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin, ont également été approchés.
Mais attention, prévient François Hollande, à la tentation de choisir seul une personnalité du PS pour siéger dans cette commission, ce qui ne serait pas "la bonne démarche". Car, rappelle-t-il, Nicolas Sarkozy aura besoin du vote de la gauche pour toute éventuelle modification de la Constitution. Le premier secrétaire du PS a ainsi souligné lundi matin sur Europe 1 qu'une majorité simple était insuffisante, et qu'une majorité parlementaire des trois cinquièmes était nécessaire au Congrès (députés et sénateurs) pour adopter une réforme de la Constitution. Aussi, a-t-il averti, "nous avons la possibilité de la faire passer ou pas passer". Avant de mettre en garde de manière plus explicite : "Si une personnalité est choisie par le président de la République lui-même, alors cette personne-là n'engagera qu'elle-même". Allusion transparente à la possible désignation de Jack Lang.
Mais alors même que François Hollande contre-attaquait sur l'ouverture, Le Figaro publiait lundi matin un commentaire bien différent de Gérard Collomb. Pour le maire PS de Lyon, la politique d'ouverture à gauche, "c'est bien joué". Et "le fait de bousculer les lignes conforte Nicolas Sarkozy sur le plan national". Gérard Collomb appelle d'ailleurs les dirigeants de son parti à "réfléchir à une rénovation en profondeur du PS, aujourd'hui indispensable". Quant au soutien du président à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, cela ne le "choque pas".
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





