François Fillon sur RTL (26 juillet 2007) © TF1/LCI
La réaction de Fillon sur le dopage
François Fillon a estimé que "la conception (et) le rythme" du travail de Nicolas Sarkozy avaient "donné confiance" à la France, interrogé jeudi sur RTL à propos de ses relations avec un président hyper-actif. "Le rôle qui est le mien, ce n'est pas de faire la course à la popularité, c'est de mettre en oeuvre le projet de Nicolas Sarkozy", a poursuivi le Premier ministre, pour qui le nouveau président "est revenu aux origines de la Vème République quand le général de Gaulle disait que le Premier ministre est le premier des ministres". Il a égratigné au passage les questions des médias sur la répartition des rôles au sommet de l'exécutif : "Le débat que vous avez en permanence dans les rédactions, les Français ne l'ont pas. (...) Je pense que parfois, il y a un vrai décalage dans le débat médiatique par rapport à l'opinion publique".
Pas de débat non plus, estime-t-il, sur le rôle de Cécilia Sarkozy dans le dossier des infirmières bulgares : que Nicolas Sarkozy "confie une mission à un diplomate ou à son épouse, c'est exactement la même chose". Efficacité avant tout... Voilà pourquoi, juge François Fillon, "les Français ont le sentiment qu'il y a une vraie rupture, à la fois dans le rythme, dans l'esprit, dans la manière dont le pays est conduit". Aussi, "mon souci en tant que chef de gouvernement est de faire en sorte que le contrat de confiance soit tenu. Je crois beaucoup que les difficultés que le pays a connues étaient liées au sentiment que les Français avaient que les engagements n'étaient jamais tenus".
Fillon "espère pouvoir partir en vacances"
Tenir le contrat de confiance... et les promesses faites : "Nous respecterons intégralement les engagements que nous avons pris sur le niveau de notre déficit et sur notre désendettement", a également affirmé François Fillon en réponse à une question sur les inquiétudes exprimées quant à l'impact du "paquet fiscal" sur les finances publiques. Le Premier ministre a souligné qu'il procédait lui-même aux arbitrages budgétaires que le gouvernement va "assumer collectivement" à l'issue d'un séminaire la semaine prochaine. Défendant l'effet attendu du "paquet fiscal" sur l'économie, il a également répété sa conviction que "la raison de la faiblesse de la croissance française (était) la faiblesse du volume d'heures travaillées".
Par ailleurs, alors que les syndicats CGT, CFDT, Snu-TEF et Sud-Travail, représentant 80% des inspecteurs du travail, ont déposé jeudi un recours devant le Conseil d'Etat contre l'attribution de compétences sur le "travail illégal des étrangers" au ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, François Fillon a estimé que "ce n'est pas aux inspecteurs du travail de choisir leurs ministères de tutelle". Pour lui, "si le ministre de l'immigration peut avoir tutelle sur les inspecteurs du travail, c'est une question qui regarde le gouvernement et pas les fonctionnaires, dont l'objectif est de mettre en oeuvre la politique décidée par le peuple français". Le Premier ministre a également souligné que le statut des inspecteurs du travail était "respecté".
Et tandis que le dernier conseil des ministres se tiendra le 1er août et que la session extraordinaire du Parlement devrait s'achever le 3 août, le Premier ministre a déclaré "espérer pouvoir partir en vacances", glissant : "Si la situation le permet, j'irai me reposer quelques jours en Italie".
D'après agence
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