© AFP/P.KovarikCliquez ici pour retrouver notre page spéciale : les coulisses du 14 juillet
C'est en rompant toujours avec la tradition que Nicolas Sarkozy a poursuivi samedi son premier 14 juillet, après avoir participé à sa manière au défilé militaire sur les Champs-Elysées (lire notre article et voir les photos). Au lieu des quelque 9000 invités habituels de la garden-party à l'Elysée, "seules" 5000 personnes étaient conviées à une réception qui se voulait plus "populaire", plus proche du peuple (voir la vidéo). D'ailleurs, 2000 invités étaient des anonymes -victimes de violences et héros. A l'image de Cathy : voir son portrait. Le président leur a rendu hommage : "vous êtes nos invités prestigieux", a-t-il lancé, "parce que vous avez tenu, parce que vous refusez de subir" : voir la vidéo.
Mais la star du jour pour le président, c'était Guillaume. Nicolas Sarkozy s'est tout particulièrement adressé à ce petit garçon en fauteuil roulant qu'il venait de rencontrer à l'issue du défilé. "La vie n'a pas été généreuse avec lui (...) Je veux dire à ceux qui sont heureux qu'ils pensent à lui", a lancé le président dans son discours sur le perron du jardin de l'Elysée. Un tapis vert avait été installé au travers du jardin pour permettre aux fauteuils roulants des handicapés de circuler.
"Peut-être qu'on va enlever nos cravates"
C'est de là aussi, et toujours devant les milliers d'invités, que le chef de l'Etat a fait une nouvelle entorse à la tradition : mettre une touche très personnelle à son allocution. Nicolas Sarkozy a en effet salué la "beauté" de son épouse. "Je voudrais dire à Cécilia et à Judith (fille aînée de Cécilia, ndlr) qu'elles sont très belles toutes les deux" : voir la vidéo.
Puis il a présenté un à un, comme lors d'un concert, les ministres du gouvernement sous les applaudissements de la foule. Une dizaine d'entre eux étaient à ses côtés sur le perron. "Je suis quand même très fier, avec François Fillon, de tous", a-t-il ajouté. Puis il a appelé les invités à venir "très nombreux au Champ de Mars, parce que nous avons voulu un concert populaire". Des chanteurs européens (Laura Pausini, Nelly Furtado...) et Michel Polnareff animaient ce samedi soir un concert gratuit et géant. "Ce soir, peut-être qu'avec le Premier ministre, on va enlever nos cravates. Ce soir seulement, n'exagérons pas dans la rupture, il ne faut pas en faire trop", a lancé Nicolas Sarkozy qui à 20h15, intervenant dans le journal de France 2, portait toujours sa cravate... (Lire notre article sur le concert).
Les indiscrets du président
C'est encore lors de la garden-party que Nicolas Sarkozy, grand amateur de cyclisme, a révélé aux journalistes qu'il assisterait mardi à une étape de montagne du Tour de France, l'une des principales, entre Val d'Isère et Briançon. Il devrait suivre l'étape dans la voiture du nouveau patron du Tour Christian Prudhomme. Il avait déjà dit qu'il y assisterait mais on ignorait la date.
Autre détail de calendrier révélé par le président, il prendra "15 jours" de vacances "à l'étranger", en août, "avec des amis". Il a aussi indiqué qu'il s'installerait au palais de l'Elysée en septembre. Jusque là, lui et son épouse continueront d'habiter, comme depuis son élection le 6 mai, dans l'appartement qu'il louent à Neuilly-sur-Seine.
DSK rencontre Socrates
Auparavant, le chef de l'Etat avait participé à un déjeuner en grande pompe à l'hôtel Marigny à Paris, résidence des hôtes de la France. Etaient présents les membres du gouvernement avec leurs conjoints, plusieurs dirigeants européens et un invité surprise : le socialiste Dominique Strauss Kahn. Nicolas Sarkozy est arrivé à pied, seul, et a attendu quelques instants que DSK le rejoigne. Les deux hommes ont ensuite pénétré ensemble dans l'hôtel Marigny pour assister au déjeuner.
Le chef de l'Etat a en effet voulu profiter de la présence de dirigeants européens pour appuyer la candidature du socialiste à la direction du FMI. "J'ai demandé à Dominique Strauss-Kahn de venir parce que je vais lui présenter (José) Socrates", le Premier ministre portugais qui préside l'UE ce semestre, a ainsi expliqué Nicolas Sarkozy. "Cet entretien cordial et chaleureux, au cours duquel ont notamment été évoquées les prochaines visites de Dominique Strauss-Kahn auprès des pays émergents, s'est déroulé en présence du Président de la République", expliquait un communiqué de l'ancien ministre socialiste. "On fera peut-être un déplacement au Brésil pour soutenir sa candidature", a affirmé plus tard Nicoclas Sarkozy qui a indiqué sur france 2 qu'il était en "contact quotidien" avec DSK.
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