François Hollande s'exprimait au nom du groupe PS lors du débat sur la confiance au gouvernement © LCIAprès la déclaration de politique générale et avant la confiance accordée mardi soir au gouvernement, les représentants des groupes à l'Assemblée nationale se sont succédés à la tribune, pour "répondre" au Premier ministre. Premier à se présenter devant le micro après François Fillon, le président du groupe UMP Jean-François Copé a garanti que les députés UMP seraient aux "côtés" du Premier ministre.
"Les Français ont confié au président de la République la responsabilité de mettre en oeuvre le programme pour lequel ils ont voté. C'est sur notre capacité à tenir les engagements que les Français nous jugeront : il n'est pas question d'échouer. Les Français ne nous le pardonneraient pas". Il a ensuite plaidé pour "un véritable" statut de l'opposition : selon lui, la présidence de la Commission des Finances confiée à l'opposition est "un geste de bonne volonté pour inviter l'opposition à une démarche constructive" et sortir "de l'obstruction systématique". Dans la même veine, le président du groupe Nouveau centre, François Sauvadet, a assuré que les 23 députés Nouveau Centre "seront des partenaires loyaux et actifs de la majorité présidentielle".
Succédant à Jean-François Copé, le premier secrétaire du PS François Hollande, très offensif, a stigmatisé "l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy. "La pratique de l'exécutif depuis l'entrée en fonction du président de la République marque une inflexion, sans doute, une rupture, une mutation vers l'omniprésidence", a-t-il estimé. Selon François Hollande, "le chef de l'Etat décide de tout, parle de tout" et "quand il ne le fait pas, ce n'est pas vous François Fillon qui le faites, mais le secrétaire général de l'Elysée". Pour le Premier secrétaire du PS, l'exécutif glisse "dans une dérive présidentialiste et dans le faux-semblant".
Bayrou parle de "promesses incompatibles"
Le communiste Claude Sandrier a ensuite pris la parole, pour le groupe Gauche, démocrate et républicain. Il a vivement dénoncé les réformes énoncées par François Fillon, y voyant "une allégeance au modèle néolibéral". "Vous n'êtes pas dans la réforme, vous êtes dans la régression. Vous n'êtes pas dans la modernité, vous êtes dans l'anachronisme", a-t-il lancé. Le député du Cher a notamment jugé "inacceptable" le refus de donner un "coup de pouce au Smic et aux bas salaires".
François Bayrou, qui avait cinq minutes de temps de parole en tant que non-inscrit, s'est abstenu de voter la confiance au gouvernement. Le leader du MoDem a cité "deux hypothèques indépassables" pour motiver son choix : des "promesses incompatibles" avec "la maîtrise du déficit budgétaire" et la "concentration des pouvoirs".
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