François Hollande, sur le plateau de France 2 le 12 juillet 2007 © France 2"Ce n'est pas à Nicolas Sarkozy de dire ce que doit faire l'opposition. De nommer celui-ci, d'écarter celui-là." A peine le discours du chef de l'Etat sur la réforme des institutions terminé, François Hollande répondait aux allusions du président (lire notre article). Invité de France 2, le Premier secrétaire du PS a estimé jeudi soir que le but de Nicolas M. Sarkozy en faisant l'ouverture était d'"essayer" de déstabiliser le PS. Mais il '"n'y parviendra pas", a affirmé le patron du PS. "Parce que les socialistes que je représente posent des règles, fixent des principes et savent où ils vont", a-t-il souligné, assurant qu'il "rénoverait" le parti.
Au passage, il n'a pas douté que Jack Lang accepterait la proposition du président de participer à la Commission sur les institutions, même si celui-ci a laissé planer le doute jeudi soir affirmant qu'il attendait notamment de "connaître la composition de la commission". Mais, en démissionnant des instances du PS, Jack Lang a "anticipé sur le choix qu'il va faire", a dit le Premier secrétaire du PS.
Quant au reste du discours de Nicolas Sarkozy, il illustre, selon François Hollande, une "dérive présidentialiste" de Nicolas Sarkozy. "Il nous donne sa philosophie sur les institutions, c'est la philosophie gaulliste et il l'accentue." "Néammoins, il ouvre un débat sur le statut de l'opposition, sur le renforcement des droits du Parlement. Eh bien, parlons-en !", a-t-il lancé, tout en reconnaissant qu'il aurait préféré que le débat ait lieu dans une commission "où l'ensemble des partis politiques auraient été représentés". "Nous avons plusieurs mois pour permettre que ce débat existe", a-t-il ajouté, précisant que le PS ferait des propositions sur le renforcement des droits du Parlement et le droit des citoyens, "pour que le débat puisse avoir lieu en transparence et en clarté".
| Les autres réactions |
Le PCF a "critiqué fermement" le "présidentialisme accru" proposé par Nicolas Sarkozy à Epinal. Le discours du président "marque une volonté affirmée de renforcer les pouvoirs du président de la République et de maintenir le Parlement dans un rôle secondaire", dénonce le PCF. |
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