Pour Sarkozy, "seul le résultat compte"

le 24 juillet 2007 à 13h25 , mis à jour le 24 juillet 2007 à 15h11

Le chef de l'Etat a justifié le rôle de son épouse et de ses collaborateurs dans l'affaire des infirmières bulgares, se refusant à "théoriser" les choses.

Sarkozy Nicolas Sarkozy à l'Elysée

En politique extérieure comme en politique intérieure, un maître mot dans la bouche de Nicolas Sarkozy, le pragmatisme, servi par une communication permanente.  Lors de son point de presse mardi matin, organisé en une heure, il a répondu aux interrogations sur le rôle de son épouse dans l'affaire des infirmières bulgares."Cécilia a fait un travail tout à fait remarquable", a-t-il affirmé, en soulignant que cette phrase "courte" n'en était "pas moins sincère". "

Il s'agissait de femmes, d'un problème humanitaire. J'ai pensé que Cécilia pourrait mener une action utile
", a-t-il indiqué. "Ce qu'elle a fait avec beaucoup de courage, beaucoup de sincérité, beaucoup d'humanité et beaucoup de brio en comprenant tout de suite qu'une des clés était dans la capacité que nous pouvions avoir à prendre toutes les douleurs en considération, celles des infirmières bien sûr, mais celle des cinquante familles qui avaient perdu un enfant", a-t-il expliqué. En envoyant à deux reprises son épouse sur place, il lui a donné un rôle symbolique manifestant son implication personnelle dans ce dossier.

"Il fallait les faire sortir"
 
Critiqué par l'opposition pour sa diplomatie jugée solitaire, Nicolas Sarkozy a prôné le "pragmatisme" dans les relations internationales et assuré qu'il ne fallait pas "théoriser" sur le statut du conjoint du chef de l'Etat. "On a résolu un problème, point. Il n'y a pas à théoriser sur une nouvelle organisation de la diplomatie française, le statut de l'épouse du chef de l'Etat ou je ne sais quel raisonnement. Il fallait les faire sortir, on les a fait sortir et c'est ça qui compte", a déclaré le chef de l'Etat. "Il faut maintenant mettre du pragmatisme dans les problèmes internationaux, comme dans les problèmes nationaux", a-t-il dit, soulignant que cette affaire des infirmières bulgares "n'était pas classique". Durant toute sa campagne déjà, le candidat Nicolas Sarkozy avait critiqué les vieilles méthodes de la Réalpolitik et souligné son souhait de faire des droits de l'homme une priorité. 
 
Par ailleurs, interrogé sur l'absence du ministre des Affaires étrangères dans les déplacements en Libye, le locataire de l'Elysée a estimé que les dossiers à traiter ne manquaient pas et que Bernard Kouchner s'était occupé ces derniers jours du Darfour et de la question libanaise. Silencieux pendant la conférence de presse, tout comme le Premier ministre François Fillon, le patron du Quai d'Orsay a toutefois tenu à préciser que ses services avaient travaillé également sur ce dossier ces dernières semaines. Il accompagnera mercredi soir le président de la République à Tripoli.
 
Accusé ces derniers temps par des responsables européens d'avoir voulu tirer la couverture à lui dans cette affaire, le président a pris soin de rendre un hommage appuyé à José-Manuel Barroso, avec qui il a dit avoir travaillé "main dans la main", et à la commissaire Benita Ferrero Waldner. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy et José-Manuel Barroso ont tenu mardi matin leur point de presse respectif à la même heure, d'un commun accord. 
 

le 24 juillet 2007 à 13:25
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58 Commentaires

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  • Bruno, le 24/07/2007 à 18h25

    Bravo à Monsieur Sarkozy pour son pragmatisme et son efficacité. Monsieur Hollande devrait se cacher désormais, et Monsieur Moscovici que je trouvais jusque là estimable a perdu une occasion de se taire.

  • Olivier, le 24/07/2007 à 18h22

    Sarko est un président qui en a excusez moi du terme, déja en 93 il négocie avec un prenneur d'otage ceinturé d'explosifs il était maire de neuilly, maintenant Président il négocie avec un dictateur sans pitié et il arrive a gagner cette négociation c'est un exploit mais quel exploit!!! Fier d'avoir voté pour vous!!!

  • Jacques, le 24/07/2007 à 18h11

    Etrange j'ai jamais entendu les socialistes s'interroger sur l'utilisation de l'avion presidentiel de M; Mitterrand pour ramener Mme Sagan après une over dose ! (comme elle était avec lui à l'aller il y a fort à parier que l'avion a servit à transporter la drogue. Pas plus d'ailleurs que le même PS s'interroger sur les multiples voyages de Mme Mitterrand alors première dame de France au près du superbe démocrate FIDEL CASTRO !!!!!

  • Plisson, le 24/07/2007 à 17h58

    Bravo peu importe la méthode le résultat compte .Maintenant à Mme Bétancourt.

  • Marco, le 24/07/2007 à 17h55

    Si mitterand était toujours président et que ce soit danielle qui ait fait ce qu'a fait cecilia, les commentaires seraient rigoureusement inversés!!! que de haine dans notre pays en politique, on n'est pas pret de s'en sortir dans l'avenir avec de tels états d'âme.......

  • Pat, le 24/07/2007 à 17h41

    Salut Bob. J'aui le scoop du canard: la manière n'a pas d'importance et pourtant, comment la first lady a t'elle fait? Simple: Miss Cecilia a fait un ss...tripoli devant Kadafi... Efficace! et ca vaut bien tous les contrats Francolybiens.

  • Manou, le 24/07/2007 à 17h39

    Oui seul le résultat compte! ah toujours les gochos pour critiquer et pour théoriser, redescendez sur terre, soyez pragmatiques, vous êtes à des années lumières de notre planète!

  • Bob, le 24/07/2007 à 17h21

    "seul le résultat compte" : surtout quand le résultat en question est un accroissement de la popularité à peu de frais...

  • MONIQUE, le 24/07/2007 à 17h18

    BRAVO à N. SARKOZY et son épouse. Nous sommes fiers d'avoir un Président aussi énergique et actif. Cela nous change de la léthargie dans laquelle nous étions plongés depuis de nombreuses années. On ne peut pas plaire à tout le monde !La gauche n'a encore rien compris. Ils ne changeront jamais !!!

  • Antoine, le 24/07/2007 à 16h59

    M. SARKOZY, vous avez des méthodes peu conventionnelles pour régler l'heureux sort des infirmières et médecin bulgares, et je l'APPROUVE. Des méthodes peu conventionnelles pour sortir l'Europe avec le traité simplifié, je l'APPROUVE. Des méthodes peu conventionnelles pour régler la gouvernance de l'EADS, je l'APPROUVE. J'attends d'approuver d'autres méthodes peu conventionnelles que vous allez mettre en musique sur d'autres sujets. C'est cela la RUPTURE et les RESULTATS sont là. Chapeau MONSIEUR!

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