Rachida Dati à l'Assemblée nationale © TF1/LCIEn présentant son projet, Rachida Dati avait été chahutée par l'opposition et suscité l'inquiétude du milieu carcéral. Après quelques ajustements, le texte présenté comme "ferme mais juste" par la Garde des Sceaux a finalement été adopté jeudi, cette fois-ci définitivement, par le Parlement.
Récidive : MAM veut durcir le suivi des délinquants sexuels
Les députés examinent mardi le projet de loi sur la récidive, ressorti des cartons après le récent meurtre d'une joggeuse et qui vise à sanctionner les délinquants sexuels qui refusent de se soigner.
Publié le 17/11/2009
Le projet, qui répond à un engagement de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, a été adopté en début d'après-midi par l'Assemblée nationale avec les voix de l'UMP et celles du Nouveau Centre. L'opposition socialiste, communiste et Verts ont voté contre. Issu du compromis élaboré en commission mixte paritaire composée de 7 sénateurs et 7 députés, le texte avait été adopté jeudi matin au Sénat avec les voix de l'UMP et de l'UDF. PS et PCF ont voté contre.
"Avertir le condamné"
La loi instaure notamment des peines plancher pour les récidivistes et écarte, dans certains cas, "l'excuse de minorité" pour les mineurs de plus de 16 ans. Le texte définitif est proche de la première version votée par l'Assemblée nationale, la commission mixte paritaire l'ayant uniquement modifié sur la question de l'avertissement du condamné en cas de récidive.
Les députés avaient supprimé l'obligation faite à la juridiction qui prononce la peine "d'avertir le condamné des conséquences d'une nouvelle condamnation" en état de récidive. Dans la rédaction finale, il est prévu que "lorsque les circonstances de l'infraction ou la personnalité de l'auteur le justifient, le président de la juridiction avertit le condamné au prononcé de la peine des conséquences qu'entraînerait une condamnation" en état de récidive.
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