DSK lors du 3ème débat PS © TF1/LCIL'ouverture continue, comme l'avait promis Nicolas Sarkozy à Strasbourg en début de semaine. Selon le site Internet du Monde, le président aurait annoncé aux personnes qu'il recevait à déjeuner vendredi midi qu'il avait l'intention de soutenir la candidature de l'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn pour remplacer l'Espagnol Rodrigo Rato à la tête du FMI. "Nous marchons main dans la main", a dit le chef de l'Etat, qui annoncera officiellement sa décision dimanche, probablement dans un entretien accordé au Journal du dimanche.
David Martinon, porte-parole de l'Elysée, a d'ailleurs dit "ne pas pouvoir démentir" le soutien de Nicolas Sarkozy à la candidature de Dominique Strauss-Kahn. Mais selon l'entourage de Dominique Strauss-Kahn, cette question se posera s'il y a "consensus européen" approuvé par les Etats-Unis. En tous cas, le chef économiste de la Banque mondiale François Bourguignon trouve l'idée bonne : il a estimé vendredi en marge des rencontres économiques d'Aix-en-Provence que Dominique Strauss-Kahn pourrait être une "bonne personne" pour succéder à Rodrigo Rato.
Des noms "intéressants"
En fin de matinée, le journal Le Monde avait révélé que la France souhaitait récupérer la présidence du FMI. Pour faire coup double en lançant une candidature française et en privant le Parti socialiste d'un de ses poids lourds, la droite faisait alors circuler les noms de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius et de l'ancien ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn. Une information non démentie par l'Elysée. Selon Claude Guéant, "ces noms sont intéressants". Le secrétaire général de l'Elysée ajoutait même qu' "ils ne sont pas indifférents".
Reçu à l'Elysée en début d'après-midi vendredi pour évoquer le traité européen simplifié, Laurent Fabius a fait savoir qu' "aucune proposition ne [lui] a été faite". Jean-Christophe Cambadélis, bras-droit de Dominique Strauss-Kahn, avait quant à lui estimé que "c'est une rumeur surréaliste et sans doute mal intentionnée qui vise à déstabiliser le PS". Quoi qu'il en soit, l'entourage de Laurent Fabius a affirmé vendredi soir que quoi qu'il en soit, celui-ci n'était "pas candidat à une fonction au Fonds monétaire international".
La partie n'est de toute façon pas gagnée pour la France, même si la présidence du Fonds monétaire internationale revient traditionnellement à un Européen. "Il y a un travail diplomatique préalable à faire", expliquait Claude Guéant au Monde. "Il faut que nos partenaires européens et américains soient approchés, alors que les Italiens ont des candidats." D'autant que des personnalités moins politiques et plus techniques pourraient être privilégiées pour remplacer Rodrigo Rato, qui a annoncé la semaine dernière vouloir quitter son poste pour des raisons personnelles.
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