Service minimum : Copé pour un débat sans tabou

le 30 juillet 2007 à 16h07 , mis à jour le 31 juillet 2007 à 13h40

Le président du groupe UMP juge "très intéressants" les amendements de députés UMP souhaitant étendre le service minimum aux autres transports publics.

TF1/LCI : Jean-François Copé, interrogé sur TF1 sur les baisses d'impôt sur le revenuJean-François Copé, interrogé sur TF1 sur les baisses d'impôt sur le revenu © DR

Alors que l'Assemblée nationale a entamé lundi les discussions sur  le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres, Jean-François Copé se déclare pour un débat "sans tabou dans l'hémicycle". Dans un entretien publié mardi dans le journal La Croix, le président du groupe UMP à l'Assemblée juge "très intéressants" les amendements de députés UMP souhaitant étendre le service minimum aux transports publics autres que terrestres, soulignant qu'"ils posent notamment le problème de la continuité territoriale avec la Corse". Il se fait ainsi l'écho des propos du député Hervé Mariton, qui avait estimé lundi matin sur France 2 que le service minimum avait vocation à être étendu aux autres services publics de transport, voire à d'autres services publics.

Lors de la présentation de son projet de loi lundi en début d'après-midi, le  ministre du Travail Xavier Bertrand a pourtant assuré que le texte discuté "a été prévu et conçu pour les seuls transports terrestres", ajoutant que  "la concertation étroite qui a été menée l'a été avec les représentants des transports terrestres. Pas avec les autres acteurs des transports maritimes ou aériens. Or, je reste persuadé que si aucun sujet n'est tabou, le préalable indispensable est la concertation".

Le ministre du Travail a par ailleurs assuré que le sujet du service minimum n'était "pas une question de droite ou de gauche mais une question de service public". Pour le ministre, l'objectif de ce texte, déjà adopté le 19 juillet au Sénat, "est triple : éviter au maximum le recours à la grève, éviter la paralysie en cas de grève, et éviter aussi l'absence d'information pour les usagers".  Xavier Bertrand a également réaffirmé que "dans notre pays, le droit de grève est un droit constitutionnel et ce projet de loi n'entend nullement le remettre en cause".

Un préavis de 48 heures rendu obligatoire

Le texte, qui reprend un des engagements de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne pour l'élection présidentielle, vise à garantir à partir du 1er janvier prochain un service minimum en cas de grève dans les transports publics terrestres. Il prévoit notamment de rendre obligatoire le dépôt d'un préavis de grève 48 heures avant tout conflit ainsi qu'une consultation des salariés à bulletins secrets après huit jours de grève.

De son côté, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a d'ores et déjà annoncé lundi sa décision de saisir le Conseil constitutionnel dès le vote du texte, dénonçant notamment l'obligation pour le salarié de se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit. "Il s'agit d'une rupture juridique qui bafoue les principes constitutionnels régissant le droit de grève", a déclaré le député socialiste Alain Vidalies.

79% des Français favorables à un service minimum à l'école

Selon un sondage Ifop rendu public lundi et réalisé pour l'association SOS Education, près de huit Français sur dix sont favorables à un service minimum dans l'Education nationale. Selon cette enquête, 20% des Français se disent opposés "à l'instauration d'un service minimum dans l'enseignement public" et 1% qui ne se prononcent pas.

(D'après agence)

le 30 juillet 2007 à 16:07
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46 Commentaires

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  • Max, le 31/07/2007 à 15h10

    "prise en otages" ??? La banalisation de l'utilisation de cette expression est une honte vis à vis des gens pris en otages dans le monde (des vrais! ..pas des pleurnichards !) Les grêvistes des transports n'ont JAMAIS empêché quiconque d'aller au travail le matin ! Les paresseux s'en servent comme excuse voilà tout. A VOS BICYCLETTES !! CA VOUS FERA DU BIEN ET VOUS AERERA LE CERVEAU !!!

  • Lovran, le 31/07/2007 à 14h42

    Et pourqoi pas instaurer un service minimum pour nos députés ?

  • Regine coulon, le 31/07/2007 à 13h13

    Il y en a assez des syndicalistes de la fonction publique, c'est nous qui payons leur retraite

  • MICHEL, le 31/07/2007 à 13h11

    Si le droit de grève est parfaitement Légitime, il ne faudrait pas que les " Gros bras de la CGT " oublient que le droit de travailler est aussi Légal en France. C'est pourquoi ils ont une réticence viscérale vis a vis du vote à bulletin secret. cela montrerait au grand jour qu'une petite poignée d'individus, impose par intimidation sa volonté, comme une poignée de délinquants en CORSE ou des fous de DIEU ailleurs !!!!

  • Bidou, le 31/07/2007 à 12h12

    Ceux qui veulent avoir des trains pour aller bosser lors d'une grève SNCF vont être responsables de la chienlit lors de la coupe du monde de rugby. Ils pourraient aller travailler à bicyclette, laisser le rugby se dérouler sans encombre et la SNCF mourir en paix. Ce n'est plus qu'une question de jours, si l'Etat a le courage de débrancher les perfusions.

  • Jean Pierre, le 31/07/2007 à 11h40

    LA LIBERTE DES UNS S'ARRETE OU COMMENCE CELLE DES AUTRES, et ceci est prioritaire, sur des grèves qui sont souvent du chantage politique déguisé, exercé par une petite minorité syndicale 4% environ, mais infiltré dans des secteurs où ils peuvent faire du chantage. Pourquoi pas des grèves du zèle ? Pas de controle des tickets, par exemple ? Plus efficace, et surement plus populaire...

  • Christophe, le 31/07/2007 à 11h39

    Le service minimum oui, les 48 heures non.

  • MAMY, le 31/07/2007 à 11h38

    Tant que les syndicats, qui représentent que 6% des salariés de notre pays, feront la loi, aucune réforme ne pourra être entreprise dans ce pays. Les syndicats sont noyautés par 80% de personnel des services publics et entreprises d'état. Comment faire pour rejoindre les pays européens qui fonctionnent mieux que nous sur ce sujet comme l'Allemagne, premiére puissance économique d'europe. La réponse est dans les bulletins de vote des citoyens. Faut-il continuer à prendre en compte les syndicats ou faut-il passer à un autre système plus efficace à déterminer.

  • Albert, le 31/07/2007 à 11h33

    A PATIN Didier, la majorité des français est pour le service minimum. S'il y a dictature, c'est celle des syndicats qui luttent aveuglément, au détriment des autres, pour préserver des avantages injustifiables.

  • Propro, le 31/07/2007 à 10h16

    Le gouvernement devrait commencer par dissoudre les syndicats qui ne servent à rien et qui ne représente qu'une infime minorité de gens

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