Portrait d'Henri Guaino © TF1/LCISi un sondage révèle que près de 7 Français sur 10 sont pour l'application d'un service minimum à d'autres services publics comme l'Education nationale (lire notre article), l'idée de François Fillon avait créé cette semaine une mini tempête auprès des syndicats de l'Education (lire notre article). D'où la mise au point ce week-end d'Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy. Il affirme dans un interview au Monde (daté de dimanche/lundi) qu'il n'est "pas prévu de service minimum de l'Education", mais qu'en revanche "il faudra réfléchir à l'obligation d'accueillir les enfants mêmes les jours de grève dans le primaire". "Mais, nous n'en sommes pas là", tempère-t-il aussitôt.
Vendredi, lors d'un déplacement dans le Var, François Fillon avait réitéré sa position, disant ne regretter "rien du tout" à propos de ses déclarations sur une possible extension du service minimum à des secteurs autres que les transports, en estimant qu'il fallait "plus de dialogue social dans l'Education nationale" et que "les enfants soient accueillis" (voir la vidéo).
Dans la même interview, Henri Guaino défend l'activisme du chef de l'Etat en faisant valoir que la "démocratie, ce n'est pas seulement des règles désincarnées, c'est un pouvoir visible, responsable". Comme on lui demande si Nicolas Sarkozy, qui "renforce le caractère présidentiel du régime, est un despote éclairé ?", il répond: "Eclairé oui, despote non !". S'agissant de "l'ouverture", Henri Guaino estime que la "résumer à une tentative de déstabilisation de l'opposition, à du cynisme, serait réducteur, même si de facto, elle en est une conséquence".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




