"J'aime trop la Corse pour la laisser aux Mafias"

le 28 août 2007 à 06h39 , mis à jour le 28 août 2007 à 19h25

Nicolas Sarkozy a martelé en Corse qu'il n'y aurait "pas de faiblesse à l'égard des poseurs de bombes, des racketteurs et des preneurs d'otages".

TF1 / LCI Nicolas Sarkozy en Corse en compagnie de Michèle Alliot-Marie, le 28 août 2007Nicolas Sarkozy en Corse en compagnie de Michèle Alliot-Marie, le 28 août 2007 © LCI
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L'homme qui a dit non aux racketteurs

Sarkozy condamne le terrorisme en Corse



L'exécutif se déplaçait en nombre ce mardi en Corse. Pour son premier voyage officiel sur l'île en tant que président de la République, Nicolas Sarkozy était accompagné de deux de ses ministres, Michèle Alliot-Marie (ministre de l'Intérieur), et Rachida Dati (ministre de la Justice). Après avoir rencontré des victimes de racket à Saint-Florent dans l'après-midi, le chef de l'Etat a martelé qu'il ne fallait pas "laisser les Corses face aux rackets, aux cagoulés et aux mafias économiques et politiques".

Parmi les participants à la table ronde à Saint-Florent se trouvait Lucien Benvenuti, un restaurateur qui a rendu a décidé de briser l'omerta au début de l'été, en portant plainte contrela tentative d'extorsion et les menaces de mort dont il avait fait l'objet de la part d'une personne non identifiée, se réclamant d'un mouvement clandestin nationaliste. Pour les rares personnes à porter plainte, ces extorsions exémanent soit du banditisme soit de personnes se réclamant de la mouvance nationaliste et imposant un "impôt révolutionnaire." 

Sarkozy appelle "au sursaut civique"

Le chef de l'Etat a promis la fermeté vis à vis de ces extorsions. "La Corse, je l'aime trop pour la laisser dans les mains de ces mafias. Il  n'y aura pas de faiblesse à l'égard des poseurs de bombes, des racketteurs et  des preneurs d'otages. On ne négocie pas les valeurs de la République", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a appelé les insulaires "à ne pas  être solidaires des racketteurs", souhaitant "une véritable révolution culturelle" sur l'île. "C'est un appel au sursaut civique que je lance à la Corse. Nous sommes  décidés à provoquer une véritable révolution culturelle sur l'île", a-t-il  poursuivi.

En réponse à l'appel au dialogue lancé par des indépendantistes, Nicolas Sarkozy a répété qu'il n'y avait "pas de tabou", sauf vis-à-vis des organisations clandestines, ou de ceux qui les soutiennent. "Je suis totalement prêt à parler de tous les sujets, y compris des sujets les plus sensibles qui touchent à l'âme corse", a-t-il dit, en allusion aux problèmes de la langue corse ou des prisonniers nationalistes. "Mais je ne parlerai qu'à des gens honnêtes, des gens qui parlent à visage découvert et non pas avec les cagoulés ou ceux qui défendent et comprennent les cagoulés", a-t-il ajouté.  "Jamais on ne me fera croire qu'on aime la Corse quand on plastique des  écoles et des bâtiments publics alors que la Corse a besoin de services publics. Cela, je ne l'accepterai pas", a-t-il souligné.

"Tous les territoires sont à égalité de devoirs et de droits"

Nicolas Sarkozy s'est ensuite dit ouvert au dialogue concernant la revendication des nationalistes, qui réclament un rapprochement des prisonniers détenus hors de l'île de leurs familles en Corse. "Nous sommes  prêts à prendre en compte les  douleurs de certaines familles, lorsqu'un membre de la famille a fait une faute ". Mais, ajoute-t-il, "que les choses soient claires : il n'y aura pas de compromis. Nous sommes prêts à prendre certaines résolutions mais, soit on respecte les règles de la République et la République est solidaire, soit on ne  les respecte pas, et dans ce cas-là, on n'a rien à en attendre".

Le chef de l'Etat a aussi de nouveau souhaité que le Conseil des ministres se décentralise : "ce sera une très belle image pour la Corse qui a tellement souffert que d'organiser un Conseil des ministres ici en octobre", tout en rappelant qu'un autre conseil aurait lieu en Alsace, début septembre. Selon le chef de l'Etat, le but de ces réunions décentralisées est de "montrer que tous les territoires sont à égalité de devoirs et de droits".

Dans la matinée, le chef de l'Etat a visité le chantier d'élargissement de la route nationale près de Bocognano, en Corse du Sud. Ce chantier "emblématique" coûtera  60 millions d'euros et permettra de gagner une dizaine de minutes sur la route  nationale qui relie Ajaccio à Bastia, sur un trajet de deux heures et demie. Sous un soleil ardent, Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à Porto-Vecchio, dans le sud de l'île, où il a pris un bain de foule en sillonnant les rues de la vielle ville, suivi par plusieurs centaines d'estivants et d'habitants. En fin d'après-midi, il s'est rendu à l'aéroport de Bastia-Poretta, pour une rencontre avec des sapeurs pompiers.

D'après agence

le 28 août 2007 à 06:39
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5 Commentaires

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  • Ugy, le 28/08/2007 à 11h38

    ça m'étonnerait qu'il revienne en bretagne de sitôt -

  • Latiuga, le 28/08/2007 à 11h14

    Michel, Quand on ne connait pas le problème Corse, il vaut mieux éviter ce genre de raccourci. Comme le dit Giromaxi à juste titre, ce ne sont pas les Corses qui veulent leur indépendance seulement une poignée de personnes qui cherchent par la force à imposer cette idée.

  • Giromaxi, le 28/08/2007 à 10h19

    La Corse magnifique pays habitée par des gens trés sympas mais craintifs et malheureusement par quelques terroristes indépendentistes et mafieux qui tentent d'imposer leur loi. Peut être qu'au référendum la question n'a pas été posée au bonnes personnes ! C'est au peuple Français (c'est comme cela qu'ils nous applellent les indépendentistes) qu'il fallait demander : souhaitez-vous que la Corse reste dans la République....Ha, j'oubliais je suis d'origine Corse !

  • INDHY, le 28/08/2007 à 09h58

    Il lui fait beaucoup de courage pour aller en Corse.C'est un situation qui perdure depuis des décénies,il il faudra du temps pour régler le problème,si toutefois, il y a possibilité de le régler. Bon courage à notre président et ses ministres

  • Michel, le 28/08/2007 à 09h41

    La Corse toujours la Corse, çà devient lassant. Si les Corses veulent leur indépandence qu'il la prenne çà nous coûtera moins cher. Sinon qu'ils paient eux-mêmes leurs propres dégats.

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