Cécilia Sarkozy accompagne les infirmières à leur arrivée à l'aéroport de Sofia. Nicolas Sarkozy est resté "toute la nuit avec elle au téléphone" pendant les négociations. © TF1/LCI"Elle le doit", "C'est indispensable", "Il est logique que"... Variant dans les formules utilisées, le parti socialiste a réclamé mardi à cor et à cri que Cécilia Sarkozy s'explique devant la future commission d'enquête parlementaire sur les conditions de libération des infirmières bulgares.
C'était le 24 juillet dernier. L'épouse du chef de l'Etat s'était rendue par deux fois en Libye lors de la phase finale des négociations ayant mené à la libération de celle qui étaient détenues depuis huit ans. Une initiative louée par Nicolas Sarkozy rendant hommage à ce "travail remarquable". Une initiative critiquée à gauche.
"A partir du moment où (...) elle a, semble-t-il, joué un rôle important dans leur libération et participé à la négociation, nous ne sommes plus dans la sphère privée, mais dans la sphère publique. Il paraît logique qu'elle explique son rôle à la commission d'enquête", a lancé Pierre Moscovici, député PS du Doubs, dans un entretien à Libération.
Elle "ne veut pas être bobonne"
Le Parlement doit pouvoir "écouter la femme du président de la République, puisqu'on nous dit que c'est elle qui a joué un rôle décisif dans la libération des otages bulgares", a renchéri sur France Inter Jean Glavany, secrétaire national du PS. "Il est indispensable que Mme Sarkozy vienne s'expliquer devant la Parlement" pour que le travail de la commission ait une "quelconque validité politique", a déclaré à l'AFP le député vert de Bègles Noël Mamère.
A droite, on a forcément rapidement pris la défense de l'épouse du président. "Ce n'est pas très digne d'attaquer l'épouse du président de la République parce qu'ils (les socialistes) n'ont pas le courage d'attaquer le président lui-même", a ainsi estimé Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, interrogé par l'AFP.
Quant au secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique André Santini, il a jugé que les femmes en particulier donnaient raison à Cécilia Sarkozy qui "ne veut pas être bobonne, ne veut pas faire le yucca, le caoutchouc" et incarne à sa manière une rupture avec les précédentes "premières dames" de France. Suite de l'histoire à la rentrée parlementaire en octobre ; quand la commission d'enquête parlementaire déterminera alors qui elle veut entendre.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




