Les contrats se confirment, Hollande veut une enquête

le 03 août 2007 à 08h14 , mis à jour le 03 août 2007 à 17h25

Le n°1 du PS demande une enquête parlementaire, alors qu'EADS annonce la "finalisation" de l'un des contrats d'armement.

TF1/LCI : Nicolas Sarkozy avec le colonel Kadhafi lors de sa visite en Libye (juillet 2007)Nicolas Sarkozy avec le colonel Kadhafi lors de sa visite en Libye (juillet 2007) © TF1/LCI

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Morin : un accord de principe dès février   

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Vallini : "Le président doit donner sa version des faits" 

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François Hollande réclame une commission d'enuqête
 

Alors qu'EADS annonçait vendredi matin la "finalisation" de l'un des contrats d'armement avec la Libye pour la fourniture de missiles anti-char Milan, le numéro un socialiste François Hollande demandait une commission d'enquête parlementaire pour "faire le clair" sur les négociations franco-libyennes. Il a relevé sur France Inter avoir demandé aux autorités françaises s'il y avait eu "des contreparties" à la libération des infirmières bulgares et du médecin détenus huit ans. "On nous a dit il n'y a eu aucune contrepartie", a-t-il souligné. "Puis on a appris qu'il y avait un contrat civil sur un réacteur nucléaire. J'ai interrogé le ministère des Affaires étrangères là-dessus. Un vague mémorandum nous a été délivré. Rien sur un contrat d'armement", a poursuivi le premier secrétaire du PS. "Il y a un vrai problème de méthode". D'où cette demande d'une enquête parlementaire...

La demande de François Hollande a été formalisée au cours de la même journée par Jean-Marc Ayrault, président du groupe parlementaire PS, qui a écrit en ce sens au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer. Suscitant ce commentaire du président UMP de la commission des Affaires étrangères au Palais Bourbon, Axel Poniatowski : "dans cette affaire aujourd'hui, il n'y a aucun élément qui est réellement susceptible de déclencher une telle commission". Quant à Bernard Accoyer, il s'est dit "très favorable" à une enquête parlementaire qui "répondra au souhait de transparence des plus hautes autorités de l'Etat". Le Premier ministre, François Fillon s'est "félicité" de l'avis du président de l'Assemblée nationale, à la création d'une commission d'enquête parlementaire.

"Si ce n'est pas nous, ce sera d'autres"

Alors que se développe la polémique, l'Elysée et le gouvernement multiplient les mises au point. Aucun lien avec la libération des infirmières bulgares, affirmait David Martinon jeudi soir sur LCI. Vendredi matin, interrogé sur RTL, le ministre de la Défense Hervé Morin a souligné que la Libye s'était engagée à acheter à la France des missiles Milan, qui avait reçu "l'accord" d'une commission interministérielle française dès février 2007. Soit bien avant la libération des infirmières bulgares, avant même l'arrivée à l'Elysée de Nicolas Sarkozy.

"Sur le contrat Milan, le personnel EADS était sur place depuis 45 jours,  bien avant que Claude Guéant et Cécilia Sarkozy ne se rendent en Libye", le 12 puis du 22 au 24 juillet, a-t-il précisé. "Il faut être clair: il n'y a plus d'embargo, la Libye est un pays qui a  renoncé à tout son programme nucléaire militaire, qui accepte parfaitement les  contrôles de l'AIEA", a argumenté le ministre. "Donc, il n'y a aucune raison que les pays n'engagent pas des discussions pour moderniser l'armée libyenne. Si ce n'est pas nous, ce sera d'autres", a ajouté Hervé Morin. "Il y a des tas  de pays en discussion avec Tripoli : les Italiens, les Russes, les  Britanniques...". Réaffirmant qu'il n'y "a pas eu de contreparties" à la libération des Bulgares, car "tout était déjà en cours", le ministre a fait valoir que "sur les contrats d'armement, la finalisation, l'ultime touche passent, en général, par  un acte politique : le déplacement du président, du Premier ministre, d'un ministre".

18 mois de négociations

Pour le reste, il n'a pas démenti les sommes annoncées la veille par un officiel libyen (un contrat de 168 millions  d'euros pour l'achat de missiles antichar, un autre de 128 millions d'euros pour un système de communication radio). Et le ministre de la Défense a confirmé que les négociations portaient bien sur "des missiles Milan" et "des systèmes radio". Tout en soulignant : "Dès lors qu'on est en discussions depuis des mois et des mois, qu'il y a une commission interministérielle française disant : on est d'accord pour les vendre, en février 2007, il est logique que l'on aboutisse". Une version confirmée par le communiqué diffusé vendredi matin par EADS, évoquant une durée de "18 mois" de négociations.

Mais précisément, si le PS, qui dénonce vigoureusement ces contrats, admet l'existence de négociations depuis plusieurs mois, c'est la coïncidence entre leur conclusion et la libération des infirmières bulgares qui fait tiquer. Et la gauche réclame sans relâche "la transparence" sur cet épisode. Pour le député PS André Vallini, une telle "coïncidence est pour le moins curieuse. Tout ça commence à ressembler à une affaire d'Etat. J'espère que ça ne va pas apparaître comme un mensonge d'Etat".

D'après agence

le 03 août 2007 à 08:14
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48 Commentaires

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  • Marc, le 03/08/2007 à 16h38

    Je crois de plus en plus au dérèglement climatique: d'un coté les relations avec la Lybie se rechauffe et de l'autre les socialistes avec à leur tête leur président qui n'arretent pas de brasser de l'air.

  • Ysgawin, le 03/08/2007 à 16h12

    Le gouvernement a surtout dit qe "il n'avait pas payé un centime", et ça c'est vrai : c'est la Lybie qui paye ! Et ça nous crée des emplois !

  • Herve, le 03/08/2007 à 16h11

    Au fait...je me souviens plus très bien qui a été élu???

  • Meeidfrein, le 03/08/2007 à 15h46

    Au lieu de dénigrer systématiquement toutes les actions du gouvernement, qui plus est quand c'est une réussite, les socialistes devraient plutot penser a se remettre en question

  • Emma, le 03/08/2007 à 12h27

    Et bien oui .. laissons les autres pays se pervertir avec un gouvernement soupçonné de terrorisme. Qu'est-ce que vous croyez tous que ces infirmières et ce médecin ont été libéré par générosité d'âme ???????? ouvrez les yeux et vous verrez que votre cher Président (qui est aussi le mien d'ailleurs) vous mène en bateau ... et ce n'est pas fini (je ne suis pas militante PS - ça va éviter les commentaires)

  • Richard, le 03/08/2007 à 12h22

    Mr sarkozy est un accelerateur de decision execellente negociation pour les francais un president qui remonte l'image de la france que demande le peuple..

  • Alain, le 03/08/2007 à 12h22

    Une fois de plus, le peuple français est cocu, l'argent est toujours ROI et le monde du pouvoir nous joue toujours la même mélodie au nom de la raison d'Etat; par contre pour les déficits intérieurs le pouvoir va penser à notre participation de bon citoyen....Français.Jusqu'au jour où....

  • Gise63, le 03/08/2007 à 12h22

    Franchement on s'en fou!!!!!!!quelle histoire pour cette liberation!!!!et kan betancourt sera liberer (car elle va l'etre ca c'est sur )et bien tous le monde va encore ^polemiquer!!!!!!et si sarko fesait rien il se ferait aussi critiquer!!!que d'enfantillage et que de jalousie!!!!quelque soit la magouille que sarko est fait et qu'il fera encore certainement car il ne faut pas se leurrer!!!!!on a rien sans rien!!!!!et bien quelque soit les magouilles on s'en fout!!!c'est le resultat qui compte!!!!!!

  • Ludovic, le 03/08/2007 à 12h22

    C'est propre d'agir dans le dos des français pour armer un état terroriste...Peut etre que cela financera le paquet fiscal, un des leur les plus odieux de ce gouvernement....

  • David POIRE, le 03/08/2007 à 12h11

    Je constate deux choses positives dans l'actualité: 1) la libération des infirmières bulgares 2) la signature de contrats divers avec la Lybie. Que les deux soient liés, peu m'importe... Le principal est que les otages soient libres et que, pour une fois, la France ne se soit pas faite doubler par d'autres investisseurs étrangers. Je n'entends ce point de vue sur aucun media; je suppose pourtant que c'est ce que pense une majorité de français.

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