© DR"Effectivement, il y aura moins de personnalités que d'autres années, moins d'éléphants, mais on va pouvoir revenir aux fondamentaux d'une université d'été qui est la réflexion". La phrase lancée par un élu PS local, rappelle et confirme l'absence de plusieurs personnalités socialistes à l'université d'été du PS : Dominique Strauss-Kahn est en campagne pour la direction du FMI, Martine Aubry restera à Lille pour la braderie, Jack Lang planche sur la réforme des institutions et Laurent Fabius a pris "un engagement de type privé à l'étranger depuis longtemps".
Jeudi sur France Inter, ce dernier a déploré "le spectacle pas très ragoûtant" offert par la gauche et appelé à "une reconstruction nécessaire" du parti, tout en évoquant "les divisions, les confusions, les attaques personnelles".
"La rupture va aboutir à une fracture sociale"
C'est précisément cette image que le PS tentera de corriger ce week-end. La gauche entamera la réflexion sur la rénovation du parti tout en faisant une large part aux "contradictions fortes" entre le discours de Nicolas Sarkozy et la réalité. Plusieurs leaders du parti ont insisté fortement sur ce sujet pendant le Bureau National, a dit Stéphane Le Foll, citant François Hollande, Alain Bergounioux, Michel Sapin, Jean-Christophe Cambadélis et Bertrand Delanoë. Le maire de Paris qui fera l'objet d'attention particulière, suite à la tribune dans Le Monde de mercredi, marquant à nouveau l'intérêt grandissant qu'il porte au PS.
Les critiques envers la politique du gouvernement devraient faire partie du programme. "La rupture va aboutir à une fracture sociale, il y a ceux qui vont en bénéficier et les autres qui vont payer", ont souligné plusieurs intervenants, citant l'inflation des prix alimentaires, des carburants, du logement et parlant d'"amputation du pouvoir d'achat." Enfin le BN a décidé de procéder, ultérieurement, à une analyse de fond des déclarations de Nicolas Sarkozy sur la politique étrangère, avec son "changement de pied" lundi sur la Turquie et "une formule hasardeuse" sur l'Iran.
"Ce sera moins le festival de Cannes"
Ségolène Royal, en tant que présidente de la région Poitou-Charentes, participera à la séance d'ouverture vendredi après midi de cette 15e édition, intitulée "diagnostic pour la rénovation", et François Hollande prononcera le discours de clôture dimanche matin. Samedi matin, Michel Rocard animera un atelier "Où en est la gauche?" en compagnie d'Arnaud Montebourg, Julien Dray, Bertrand Delanoë et Marylise Lebranchu.
"Ce sera moins le festival de Cannes et plus la quinzaine des réalisateurs", résume Jean-Christophe Cambadélis président de l'événement. Une phrase qui traduit bien la réalité de l'université de la Rochelle, édition 2007.
Avec Agence
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