Marwan Lahoud, chargé du marketing et de la stratégie d'EADS © TF1/LCI17 dirigeants ou ex-dirigeants d'EADS ou d'Airbus s'expliquent cette semaine devant l'AMF sur des ventes massives d'actions, faites peu avant que le cours ne chute, entraîné par les retards de l'A380.
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Marwan Lahoud : "il n'y a pas eu d'intervention directe de l'Elysée"
Alors que Nicolas Sarkozy vient de donner son feu vert à une commission d'enquête parlementaire sur les conditions dans lesquelles ont été discutés les contrats d'armement avec la Libye, les démentis se succèdent : aucun lien avec l'affaire des infirmières bulgares, et aucune pression politique sur des contacts qui sont restés strictement commerciaux... La dernière mise au point en date a été faite samedi matin par un représentant d'EADS sur Europe 1.
Marwan Lahoud, directeur du marketing et de la stratégie du groupe européen, s'est expliqué notamment à l'antenne sur la négociation du contrat de vente des missiles Milan à la Libye, dont la "finalisation" avait été annoncée la veille par EADS. Selon lui, les discussions duraient depuis un an et demi, et "sur les dix-huit mois qui se sont écoulés, il n'y a pas eu d'intervention directe de l'Elysée".
"Une visite présidentielle crée toujours un climat favorable"
"Il y eu évidemment du soutien qui a été accordé par les services de la délégation générale pour l'armement comme il se fait dans tous les contrats d'armement de cette nature", a poursuivi le représentant d'EADS, qui a souligné que "le contrat n'était absolument pas à l'ordre du jour de la visite du président Sarkozy en Libye". Il a aussi observé qu'une "visite présidentielle crée toujours un climat favorable" à la conclusion d'un contrat.
Pour le responsable d'EADS, il n'y a "certainement pas" eu de donnant-donnant à la libération des infirmières bulgares contre une signature du contrat. "La question des infirmières est bien trop importante pour être mise en regard d'un contrat d'armement", a-t-il observé. Concernant l'état actuel des discussions, Marwan Lahoud a réaffirmé "qu'aucun des deux contrats" concernés par ces discussion, portant sur des missiles Milan et sur un système de communications Tetra "n'a été signé à ce jour".
Plus précisément, sur la question des missiles, "le contrat Milan n'a pas été signé par le client. Aujourd'hui, il est finalisé, c'est à dire qu'il est prêt à être signé. Aujourd'hui, le contrat est dans les circuits administratifs libyens. Et il n'y a eu aucune demande supplémentaire de la part des Libyens". Interrogé sur une possible signature du contrat lors d'une éventuelle visite à Paris du chef d'Etat libyen à la rentrée, Marwan Lahoud a répondu n'en être "absolument pas informé". Quant au deuxième contrat, portant sur le système de communications Tetra, il est "un petit peu moins en avance". Selon le responsable d'EADS, "nous avons négocié depuis un petit moins de dix mois, toutes les conditions sont réunies pour finaliser, mais nous n'avons pas finalisé encore formellement ce contrat". Le dirigeant d'EADS s'est enfin dit "un petit peu étonné que l'on commente des contrats militaires non signés".
D'après agence
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