Nicolas Sarkozy en vacances à Wolfeboro, aux Etats-Unis © TF1/LCI
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Le contrat de ventes d'armes signé entre le groupe européen EADS et la Libye était en négociation "depuis 18 mois", soit bien avant la libération des six infirmières et médecin bulgares, a déclaré dimanche le président français Nicolas Sarkozy à Wolfeboro, dans le New Hampshire, dans le nord-est des Etats-Unis. "Ce contrat, ça fait 18 mois qu'on en discute. La transparence, elle était totale", a affirmé le président français au cours d'un point de presse organisé devant la mairie de cette bourgade de la Nouvelle Angleterre où il passe des vacances depuis jeudi soir. Le groupe d'aéronautique et de défense "EADS discutait, avec toutes les autorisations nécessaires, depuis 18 mois", a souligné Nicolas Sarkozy. "Il n'y a plus d'embargo avec la Libye, ni tacite ni implicite."
L'annonce de ce contrat avec la Libye, peu après la libération d'un médecin et de cinq infirmières bulgares détenus pendant huit ans, avait provoqué les soupçons de l'opposition en France. Les socialistes avaient notamment accusé le gouvernement de n'avoir pas fait preuve de "transparence" et laissé entendre que la libération des infirmières avait pu faire l'objet d'un marchandage secret avec Paris. Nicolas Sarkozy s'est montré ferme, accusant même les socialistes de n'avoir rien fait jusqu'à présent pour tenter de libérer les infirmières bulgares et le médecin palestinien. "On a réussi ce que peut-être d'autres n'avaient pas réussi car ils ne l'avaient pas tenté", a-t-il déclaré.
La polémique sur les conditions de libération des six praticiens a enflé vendredi après l'annonce par Tripoli de la signature d'un contrat d'armement avec EADS pour l'achat de missiles Milan pour 168 millions d'euros et pour un système Tetra de communication radio pour 128 millions d'euros. Pour le président français, il n'y a pas lieu à polémique. "Qu'est ce qu'on va me reprocher ? De trouver des contrats ? De faire travailler des entreprises françaises ?", a-t-il lancé dimanche devant une vingtaine de journalistes de la presse française et internationale. Le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a également affirmé samedi que le contrat d'armement n'était "pas une contrepartie".
Sarkozy invité à Wolfeboro par des amis |
Au cours du même point presse dimanche, le chef de l'Etat a précisé avoir été invité à Wolfeboro, la villégiature américaine où il passe ses vacances, par des amis (voir la vidéo). "Je suis venu à Wolfeboro parce que j'ai des amis qui y viennent depuis des années. Ils ont loué une maison et nous y ont invités. Point. Il n'y a pas de polémique", a-t-il affirmé. De son côté, le Parti socialiste a ironisé, après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, sur le nombre d'"amis généreux" que compte le président de la République. Il "a le droit d'avoir les amis qu'il veut", a déclaré Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS chargé de l'Egalité. "Il a beaucoup d'amis particulièrement généreux." Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France à paraître lundi, le député socialiste européen Pierre Moscovici constate "qu'après sa première escapade à Malte, Nicolas Sarkozy aime bien les destinations lointaines et coûteuses. (...) On a compris qu'il avait un rapport décomplexé à l'argent. Chacun appréciera". |
(D'après agence)
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