Infirmières bulgares : Sarkozy tente de clore la polémique

le 05 août 2007 à 17h04 , mis à jour le 05 août 2007 à 21h44

Au cœur d'une polémique sur les conditions de libération des cinq infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy nie qu'un contrat d'armement ait servi de contrepartie.

TF1/LCI Nicolas Sarkozy en vacances à Wolfeboro, aux Etats-UnisNicolas Sarkozy en vacances à Wolfeboro, aux Etats-Unis © TF1/LCI

LCI picto cliquez regardez

Nicolas Sarkozy s'explique

 

Le contrat de ventes d'armes signé entre le groupe européen EADS et la Libye était en négociation "depuis 18 mois", soit bien avant la libération des six infirmières et médecin bulgares, a déclaré dimanche le président français Nicolas Sarkozy à Wolfeboro, dans le New Hampshire, dans le nord-est des Etats-Unis. "Ce contrat, ça fait 18 mois qu'on en discute. La transparence, elle était totale", a affirmé le président français au cours d'un point de presse organisé devant la mairie de cette bourgade de la Nouvelle Angleterre où il passe des vacances depuis jeudi soir. Le groupe d'aéronautique et de défense "EADS discutait, avec toutes les autorisations nécessaires, depuis 18 mois", a souligné Nicolas Sarkozy. "Il n'y a plus d'embargo avec la Libye, ni tacite ni implicite."

L'annonce de ce contrat avec la Libye, peu après la libération d'un médecin et de cinq infirmières bulgares détenus pendant huit ans, avait provoqué les soupçons de l'opposition en France. Les socialistes avaient notamment accusé le gouvernement de n'avoir pas fait preuve de "transparence" et laissé entendre que la libération des infirmières avait pu faire l'objet d'un marchandage secret avec Paris. Nicolas Sarkozy s'est montré ferme, accusant même les socialistes de n'avoir rien fait jusqu'à présent pour tenter de libérer les infirmières bulgares et le médecin palestinien. "On a réussi ce que peut-être d'autres n'avaient pas réussi car ils ne l'avaient pas tenté", a-t-il déclaré.

La polémique sur les conditions de libération des six praticiens a enflé vendredi après l'annonce par Tripoli de la signature d'un contrat d'armement avec EADS pour l'achat de missiles Milan pour 168 millions d'euros et pour un système Tetra de communication radio pour 128 millions d'euros. Pour le président français, il n'y a pas lieu à polémique. "Qu'est ce qu'on va me reprocher ? De trouver des contrats ? De faire travailler des entreprises françaises ?", a-t-il lancé dimanche devant une vingtaine de journalistes de la presse française et internationale. Le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a également affirmé samedi que le contrat d'armement n'était "pas une contrepartie".

Sarkozy invité à Wolfeboro par des amis

Au cours du même point presse dimanche, le chef de l'Etat a précisé avoir été invité à Wolfeboro, la villégiature américaine où il passe ses vacances, par des amis (voir la vidéo). "Je suis venu à Wolfeboro parce que j'ai des amis qui y viennent depuis des années. Ils ont loué une maison et nous y ont invités. Point. Il n'y a pas de polémique", a-t-il affirmé. De son côté, le Parti socialiste a ironisé, après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, sur le nombre d'"amis généreux" que compte le président de la République. Il "a le droit d'avoir les amis qu'il veut", a déclaré Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS chargé de l'Egalité. "Il a beaucoup d'amis particulièrement généreux." Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France à paraître lundi, le député socialiste européen Pierre Moscovici constate "qu'après sa première escapade à Malte, Nicolas Sarkozy aime bien les destinations lointaines et coûteuses. (...) On a compris qu'il avait un rapport décomplexé à l'argent. Chacun appréciera".

(D'après agence)

le 05 août 2007 à 17:04
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

20 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Jacques, le 05/08/2007 à 20h09

    De grâce messieurs les journalistes cessez d'utiliser dans cette affaire le mot contrepartie. Dans cette affaire il n'y a pas de contrepartie puisque la Lybie a LIBERE les infirmières ET confié à une entreprise à capitaux français un CONTRAT qui va faire travailler les ouvriers français?. C'est la LYBIE qui a tout donné. Bravo la France !

  • Roger, le 05/08/2007 à 19h58

    Une fois de plus les socialistes et le journal Le Monde se sont couverts de ridicule en faisant de l'anti-Sarkosysme primaire. On a l'impression qu'ils sont toujours en campagne électorale..!

  • Fabye, le 05/08/2007 à 19h57

    Vive le Président de la République Monsieur Nicolas SARKOSY

  • Anne, le 05/08/2007 à 19h38

    Pauvre France ! Il faudra que François trouve autre chose ..le pauvre il ne pourra même pas partir en vacances et sera stressé à la rentrée à force de chercher des poux à NS

  • Remy, le 05/08/2007 à 19h24

    Et bien voila vous l'avez votre reponse monsieur hollande et encore une fois si le ridicule tuait vous en seriez victime avec vous amis démagogues

  • Abdel, le 05/08/2007 à 19h01

    Il est clair que hollande ne trouve rien a faire que de chercher la bete a sarko...Cette colloboration avec la lybie c'est des emplois et des contrats en plus pour les entreprises francaise donc hollande fo ke tu partes

  • Olive, le 05/08/2007 à 18h54

    Si avec tout ça F.Hollande n'a pas compris...(à moins qu'on ne lui dise en chinois)...Bonnes vacances Monsieur Le Président (et coupez la radio). Quand à F.Hollande:prenez des vacances , ça nous en fera aussi!!!

  • Laurent, le 05/08/2007 à 18h47

    Toute cela est bien symptomatique du rapport des français au business, la chandelle revenant au PS qui se désole des succès français.

  • Camille, le 05/08/2007 à 18h18

    Il faut être bien naïf ou socialiste pour croire qu'un tel contrat peut être négocié et signé en un dizaine de jours. Porcinet et ses congénères feraient bien eux aussi de prendre quelques vacances. Ils ont besoin de repos pour requinquer leur parti qui est en si piteux état.

  • Striby, le 05/08/2007 à 18h13

    Négocier et vendre des armes à un état terroriste, c'est le sommet de la nullité en politique

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience