Bernard Laporte © TF1/LCIDu terrain au ministère. A quelques jours du coup d'envoi de la coupe du monde de rugby en France, Bernard Laporte, futur membre du gouvernement a consacré dimanche un longue interview pour le JDD : "Je vais enchaîner et c'est bien comme ça. Ca m'excite de passer directement à un autre challenge. Je n'aurai pas le temps de gamberger".
S'il ne sait pas encore quel sera son premier dossier, Laporte a commencé à s'informer sur l'organisation du ministère et à lire "la législation, les rapports hebdomadaires de (son) directeur de cabinet". Il indique aussi avoir donné "par sympathie" un coup de pouce au dossier Boris Diaw, le basketteur privé d'équipe de France par son club pour un problème d'assurance.
"J'ai savouré la victoire de Sarkozy"
Bernard Laporte ne cache pas son admiration pour Nicolas Sarkozy. "J'ai voulu tout savoir sur lui, ses idées, ses bouquins. Ce qui m'a convaincu, c'est son engagement à vouloir combattre les problèmes. Le 6 mai, j'ai été convié à suivre sa victoire de près. Je me suis mis dans un coin de son bureau et j'ai savouré un des moments les plus émouvants de ma vie", avoue-t-il. "Nicolas est quelqu'un de très fidèle, qui m'appelle régulièrement. Il défend les valeurs que j'aime, celle du rugby : partage, solidarité, entraide. Et son charisme ! Je n'ai jamais croisé un mec qui en avait autant.'"
Bernard Laporte s'apprête notamment pour ses débuts au ministère à être "supporteur de l'équipe de France féminine de handball" lors du Mondial à domicile en décembre, à préparer les jeux Olympiques de Pékin, à se pencher sur "les problèmes de Val d'Isère", organisateur des prochains Mondiaux de ski en 2009. Il rencontrera également Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP), avant la renégociation des droits télé de la Ligue 1.
La question du dopage au rugby
Interrogé sur l'absence de contrôle antidopage depuis le début de la préparation de la Coupe du monde de rugby, Bernard Laporte a rappelé qu'il y avait un "suivi longitudinal" en France, se montrant plus perplexe sur le cas de la Nouvelle-Zélande ou de l'Angleterre, déclarant notamment: "On n'est sûr de rien" et qu'il fallait aller "plus loin" que les contrôles urinaires en matches internationaux.
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