Cécilia Sarkozy accompagne les infirmières à leur arrivée à l'aéroport de Sofia. Nicolas Sarkozy est resté "toute la nuit avec elle au téléphone" pendant les négociations. © TF1/LCICécilia Sarkozy ne doit pas témoigner devant la future commission d'enquête parlementaire sur la Libye. C'est en tout cas ce qu'estime le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, pour qui l'audition de Cécilia Sarkozy n'est pas concevable au nom de "la séparation des pouvoirs", puisqu'elle était "l'envoyée personnelle" de son mari.
Lors de son point de presse hebdomadaire, il a indiqué que "le président de la République a été le premier à approuver l'idée" de la commission d'enquête parlementaire sur les conditions de la libération des soignants bulgares. "Pour autant, il paraît inconstitutionnel qu'il puisse répondre à la commission d'enquête parlementaire, puisque ce serait une entorse au principe de séparation des pouvoirs", a-t-il dit, précisant que "par extension, Mme Sarkozy, puisqu'elle était son envoyée personnelle, tombe sous la même règle".
Claude Guéant "tout à fait à même de parler"
En revanche, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui accompagnait la première dame à Tripoli, devrait témoigner devant la commission. Selon David Martinon, il est "tout à fait à même de parler (...) et à vrai dire impatient d'éclairer la représentation nationale sur l'histoire de cette mission qui a été un succès éclatant".
Des députés socialistes ont dit vouloir entendre Cécilia Sarkozy et Claude Guéant, notamment pour savoir si des contreparties ont été accordées aux Libyens, en particulier dans les domaines du nucléaire et de l'armement. La femme du président s'était rendue deux fois en Libye lors de la phase finale des négociations ayant mené le 24 juillet à la libération des cinq infirmières et du médecin bulgares.
(D'après agence)
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