© AFPD'ouest en Est, du Nord au Sud, la presse américaine affiche sa satisfaction au lendemain de la rencontre "informelle" entre Nicolas Sarkozy et George Bush de samedi. Pour le Washington Post, recevoir le président français "qui vient d'être élu, dans la résidence familiale des Bush pour un déjeuner privé - un événement informel rare loin des formalités diplomatiques d'usage - a symbolisé une nouvelle ère dans les relations franco-américaines. Loin de lui servir des 'frites de la liberté', (1) M. Sarkozy a reçu un accueil chaleureux habituellement réservé aux Britanniques".
"Le président Bush, connu dans le passé pour la froideur manifestée à l'égard des Français, était pour ainsi dire rayonnant quand il a accueilli M. Sarkozy dans la maison familiale de ses parents", à Kennebunkport, dans le Maine, ajoute le quotidien de la capitale fédérale. Nicolas Sarkozy "est, semble-t-il, le type de Français qu'il aime : énergique, un type suffisamment sûr de lui pour braver l'opinion publique française et passer ses vacances en Amérique", ajoute le Post.
Pas de commentaire sur l'absence de Cécilia
Plus haut sur la côte Est des Etats-Unis, le New York Times a plus ou moins le même point de vue : "Le président Bush a accueilli son homologue français, Nicolas Sarkozy, avec une chaleureuse tape sur l'épaule et il n'y avait pas de toute évidence des Freedom Fries". Le déjeuner "était beaucoup plus l'occasion de créer des liens que de traiter d'affaires étrangères", écrit le Times.
Sur la côte Ouest, même satisfaction au regard de cette rencontre qui resserre indéniablement les liens entre les deux pays, en froid depuis le déclenchement de la guerre en Irak en 2003. "Solennel et vêtu d'une espèce de costume d'homme d'affaires, le Premier ministre britannique Gordon Brown semblait décidé à marquer les différences entre lui et l'administration Bush", lorsqu'il avait rencontré George Bush fin juillet dans la résidence présidentielle de Camp David, écrit le Los Angeles Times. "Sarkozy n'a pas manifesté samedi cette réserve en dépit d'un pique-nique qui pourrait heurté le palais français : des hot-dogs, des hamburgers, des épis de maïs, des haricots et une tourte aux myrtilles", ajoute le LA Times. L'absence de Cécilia Sarkozy, qui s'est décommandée parce qu'elle était souffrante, a été évoquée mais sans plus de commentaire...
(1) En mars 2003, en représailles à la position française contre la guerre en Irak, des parlementaires américains avaient fait bannir des cafétérias du Congrès l'appellation "French Fries" (communément utilisée pour désigner les frites) pour les remplacer par "Freedom Fries" (frites de la liberté).
Et dimanche... Cécilia flâne, Nicolas cours |
Cécilia Sarkozy flânant dans les rues, son mari faisant son jogging : le couple Sarkozy a repris dimanche le cours de ses vacances à Wolfeboro. Le président français a été vu dans la matinée courant, un baladeur numérique aux oreilles, sur un sentier bordant l'un des lacs de la petite villégiature huppée. Son épouse, qui avait décliné la veille l'invitation des Bush à un pique-nique en indiquant qu'elle était souffrante - son mari avait fait état d'une angine blanche -, se promenait quant à elle dans le centre ville, accompagnée de deux amies. |
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