Royal : son "rêve pour le PS"

Par D.H. (avec agence), le 31 août 2007 à 15h33 , mis à jour le 31 août 2007 à 21h17

A l'ouverture de l'université d'été, elle a confié sa vision du futur PS, promettant de s'investir dans "la réflexion collective" du week-end.

TF1-LCI : Ségolène Royal, à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 31 août 2007Ségolène Royal, à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 31 août 2007 © TF1-LCI

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Royal : "tourner la page"

"I have a dream"... Celui de Ségolène Royal est de voir le PS retrouver de sa superbe, de le voir "admiré des Français", qu'il "redevienne un lieu d'attraction des meilleurs" chercheurs et intellectuels, "un lieu d'excellence". C'est pour ces raisons qu'elle est "là", à l'université d'été du PS, à La Rochelle, "pour que mon parti change et redevienne attractif". "Voilà le rêve que je fais pour le PS." C'est ce qu'a confié aux journaliste l'ex-candidate à la présidentielle en prélude à son discours à la séance d'ouverture de cette 15e édition centrée sur la "rénovation", en tant que présidente du Poitou-Charente.

Pour en arriver à ce "rêve", Ségolène Royal a promis de s'investir pleinement dans "la réflexion collective" de ce week-end et a dit sa "disponibilité studieuse" (elle assistera à 3 des 18 ateliers prévus d'ici à samedi soir). La séance n'avait pas commencé, mais elle y avait déjà décelé "une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle soutenu, insistant sur la "soif très profonde" des militants de "se remettre au travail". "La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants", a-t-elle ajouté. Affichant son "optimisme" malgré "la difficulté à reconstruire" le PS, elle assure même que "les choses iront plus vite que prévu".

"Il n'y a pas longtemps, ça le faisait ricaner"

Puis est venu le discours, face à des bancs clairsemés, de nombreux éléphants du PS ayant boudé cette rentrée. Ellle l'a voulu sans "grandes envolées théoriques" car on "n'est plus en campagne". Elle a préféré livrer deux pistes de réflexions aux socialistes en crise, après avoir souligné, là encore, le constat qu'elle a fait dans les rangs socialistes : "une lassitude du passé et une volonté de tourner une page".

Premier volet donc : le social (le chômage des plus de 50 ans, la séparation à l'amiable dans l'entreprise évoquée par Nicolas Sarkozy, le pouvoir d'achat...). Sur le pouvoir d'achat, elle en a profité pour ironiser sur les propos de la veille du président. "J'entendais hier Nicolas Sarkozy réclamer une réforme de l'indice des prix, ça ne vous rappelle pas quelque chose ?! (...) Il n'y a pas longtemps, ça le faisait ricaner"... Deuxième piste de réflexion qu'elle a lancée pour le week-end : l'environnement. "Il n'y aura pas de projet politique socialiste si la question de l'environnement n'est pas vigoureusement intégrée (...) Les socialistes ne doivent plus sous-traiter cette question à d'autres", a-t-elle lancé.

Elle ne sera pas là pour le discours d'Hollande

Ségolène Royal a précisé qu'elle n'assisterait pas au discours de clôture de François Hollande dimanche matin. "Je ne veux pas que l'événement de dimanche soit le fait de savoir si j'assiste ou pas, quelle tête je fais ou je ne fais pas. Ce qui compte, c'est le débat d'idées", a-t-elle expliqué.

Samedi matin, Michel Rocard animera un atelier "Où en est la gauche ?" en compagnie d'Arnaud Montebourg, Julien Dray, Bertrand Delanoë et Marylise Lebranchu.

Delanoë veut "contribuer à la rénovation" du PS

Bertrand Delanoë a affirmé vendredi, à son arrivée à l'université d'été du PS, qu'il entendait contribuer de manière collective, "un parmi les autres", à la rénovation du PS, mettant en garde contre les rivalités de personnes en vue de la présidentielle de 2012. Pour nous, "il y a un enjeu de clarification, nous avons des différences, ce n'est pas honteux, nous devons les assumer, c'est le meilleur moyen d'être rassemblés". Mais "si on pose la question en termes de personnes, on va de nouveau se planter", a-t-il prévenu. "La démocratie, notamment à gauche, c'est de faire en sorte que les questions de leadership soient la conséquence des choix politiques", a-t-il dit.
De son côté, Henri Emmanuelli a dénoncé "une offensive idéologique" venant des rangs du PS, pour abandonner les valeurs de "redistribution" et de justice sociale.

Par D.H. (avec agence) le 31 août 2007 à 15:33
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31 Commentaires

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  • Philippe, le 31/08/2007 à 18h34

    N'oublions qu'il faut continuer à réfléchir et agir. Sarkosy est minoritaire chez les 18- 60 ans. Royal a été battu largement par les plus de 60 ans.

  • Regis, le 31/08/2007 à 18h23

    "un reve pour le ps"=un cauchemard pour les contribuables.....

  • Jean paul, le 31/08/2007 à 18h04

    Elle va encore endormir encore tout ce qui reste des cadres et des militants du PS. Elles sait très bien s'y prendre sur ce terrain.

  • Gerardclermont, le 31/08/2007 à 18h01

    C'est bien de rêver mais encore faut-il faire le point et repartir en ordre de marche avec des gens de qualité( la plupart sont partis) 1/ Se démarquer du dogme de K.Marx 2/ Reconnaître l'économie de marché et la mondialisation 3/Fixer les alliances soit social démocratie soit alliance PC. Les deux ne sont pas compatibles Ce sera dur d'avoir ce courage et d'avoir le charisme pour cela.

  • Bernard, le 31/08/2007 à 17h47

    Il fait beau, allez à la plage, allez à la plage.....

  • Paul, le 31/08/2007 à 17h31

    Ca pour un rêve, c'est un rêve ...

  • Daniel, le 31/08/2007 à 17h14

    Quand ce n'est pas Mr HOLLANDE, c'est Mme ROYAL! Toujours à critiquer ceux qui bossent. Décidement ils allaient bien ensemble!

  • JEJE, le 31/08/2007 à 17h13

    Je me marre !!! Elle n'a rien compris.

  • Riquelme, le 31/08/2007 à 17h11

    Je réponds à marc de paris, qui dis que le PS et le PC ont mis la France en faillite, hé bien maintenant c'est SARKOZY qui va mettre votre portefeuille en faillite, Je vous informe Monsieur que cela fait 5 ans que la droite est au pouvoir, donc avec le respect que je vous doit arrêtez de dire n'importe quoi. merci

  • Yoann, le 31/08/2007 à 17h04

    Même diction, mêmes longues phrases incompréhensibles... on se lasse déjà !

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