Ségolène Royal, à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 31 août 2007 © TF1-LCI"I have a dream"... Celui de Ségolène Royal est de voir le PS retrouver de sa superbe, de le voir "admiré des Français", qu'il "redevienne un lieu d'attraction des meilleurs" chercheurs et intellectuels, "un lieu d'excellence". C'est pour ces raisons qu'elle est "là", à l'université d'été du PS, à La Rochelle, "pour que mon parti change et redevienne attractif". "Voilà le rêve que je fais pour le PS." C'est ce qu'a confié aux journaliste l'ex-candidate à la présidentielle en prélude à son discours à la séance d'ouverture de cette 15e édition centrée sur la "rénovation", en tant que présidente du Poitou-Charente.
Pour en arriver à ce "rêve", Ségolène Royal a promis de s'investir pleinement dans "la réflexion collective" de ce week-end et a dit sa "disponibilité studieuse" (elle assistera à 3 des 18 ateliers prévus d'ici à samedi soir). La séance n'avait pas commencé, mais elle y avait déjà décelé "une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle soutenu, insistant sur la "soif très profonde" des militants de "se remettre au travail". "La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants", a-t-elle ajouté. Affichant son "optimisme" malgré "la difficulté à reconstruire" le PS, elle assure même que "les choses iront plus vite que prévu".
"Il n'y a pas longtemps, ça le faisait ricaner"
Puis est venu le discours, face à des bancs clairsemés, de nombreux éléphants du PS ayant boudé cette rentrée. Ellle l'a voulu sans "grandes envolées théoriques" car on "n'est plus en campagne". Elle a préféré livrer deux pistes de réflexions aux socialistes en crise, après avoir souligné, là encore, le constat qu'elle a fait dans les rangs socialistes : "une lassitude du passé et une volonté de tourner une page".
Premier volet donc : le social (le chômage des plus de 50 ans, la séparation à l'amiable dans l'entreprise évoquée par Nicolas Sarkozy, le pouvoir d'achat...). Sur le pouvoir d'achat, elle en a profité pour ironiser sur les propos de la veille du président. "J'entendais hier Nicolas Sarkozy réclamer une réforme de l'indice des prix, ça ne vous rappelle pas quelque chose ?! (...) Il n'y a pas longtemps, ça le faisait ricaner"... Deuxième piste de réflexion qu'elle a lancée pour le week-end : l'environnement. "Il n'y aura pas de projet politique socialiste si la question de l'environnement n'est pas vigoureusement intégrée (...) Les socialistes ne doivent plus sous-traiter cette question à d'autres", a-t-elle lancé.
Elle ne sera pas là pour le discours d'Hollande
Ségolène Royal a précisé qu'elle n'assisterait pas au discours de clôture de François Hollande dimanche matin. "Je ne veux pas que l'événement de dimanche soit le fait de savoir si j'assiste ou pas, quelle tête je fais ou je ne fais pas. Ce qui compte, c'est le débat d'idées", a-t-elle expliqué.
Samedi matin, Michel Rocard animera un atelier "Où en est la gauche ?" en compagnie d'Arnaud Montebourg, Julien Dray, Bertrand Delanoë et Marylise Lebranchu.
| Delanoë veut "contribuer à la rénovation" du PS |
Bertrand Delanoë a affirmé vendredi, à son arrivée à l'université d'été du PS, qu'il entendait contribuer de manière collective, "un parmi les autres", à la rénovation du PS, mettant en garde contre les rivalités de personnes en vue de la présidentielle de 2012. Pour nous, "il y a un enjeu de clarification, nous avons des différences, ce n'est pas honteux, nous devons les assumer, c'est le meilleur moyen d'être rassemblés". Mais "si on pose la question en termes de personnes, on va de nouveau se planter", a-t-il prévenu. "La démocratie, notamment à gauche, c'est de faire en sorte que les questions de leadership soient la conséquence des choix politiques", a-t-il dit. |
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